vendredi, 18 mai 2018 10:51

Cerema : bilatérale avec le nouveau Directeur Général

unsa dg ceremaFraîchement nommé à la tête du Cerema, Pascal BERTEAUD a souhaité rencontrer rapidement les représentants du personnel de l’établissement dans le cadre de 4 rencontres bilatérales avec chacune des organisations syndicales. Ces entretiens se sont déroulés le mardi 15 mai dans les locaux du Cerema IDF à Saint-Mandé. Un Comité Technique d’Etablissement s’est également tenu l’après-midi, consacré principalement à l’organisation des élections professionnelles de décembre 2018.

Lors de ce premier temps d’échange, l’UNSA rappelle au nouveau Directeur Général les stigmates laissés par son rapport sur l’immobilier et les craintes légitimes que suscite sa récente nomination. Doit-on l’interpréter comme une volonté des ministères d’achever le travail ou remet-on les compteurs à zéro ?

Pascal BERTEAUD se veut rassurant sur ce point, il reconnaît les insuffisances de son rapport écrit dans un délai très court et dans des circonstances qui ne sont plus les mêmes qu’aujourd’hui. Il nous assure que ce ne sera pas son « livre de chevet ». L’UNSA rappelle que l’ancrage territorial est une force pour notre établissement notamment dans la perspective du développement de ses activités au profit des collectivités, la répartition géographique permettant une proximité avec les donneurs d’ordre, une meilleure réactivité et une connaissance pointue des territoires. Le Directeur Général concède que les questions immobilières sont pour l’instant secondaires et que la priorité doit être donnée aux missions, aux relations avec les partenaires et au maintien des compétences. 

A ce stade, le mandat qui lui a été confié est double :

  • Tenir la trajectoire budgétaire et celle des effectifs.
  • Œuvrer au rapprochement avec les collectivités.

Il va entreprendre rapidement une tournée des 11 directions et du Siège. Il se donne 3 mois pour écrire une feuille de route

Une nouvelle DRH, Sylvie CANDAS, va prendre ses fonctions très prochainement. Pour les fonctions de Secrétaire Général actuellement assurées par intérim, il se donne un temps d’observation supplémentaire avant de prendre une décision et de procéder à un éventuel recrutement.

L’UNSA souligne la situation de crise dans laquelle se trouve le Cerema caractérisée par :

  • Les fortes contraintes imposées à notre établissement dès sa création (baisses continues et drastiques d’effectifs et de subvention) qui ne placent pas les équipes du Cerema dans des conditions favorables pour réussir les défis qui s’imposent à elles et adapter leur fonctionnement et leurs modes d’intervention.
  • Une importante centralisation du pouvoir décisionnel et l’absence de mise en place des instances de pilotage (conseil scientifique et technique, comités d’orientation territoriaux) prévues par la loi et le décret de création du Cerema.
  • Le manque de concertation préalable à certaines décisions et la brutalité des annonces.
  • Les menaces de démantèlement que font peser la création de l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires et l’Etablissement Public Routes.

Pour Pascal BERTEAUD, il faut d’emblée écarter toute perspective d’inflexion sur la réduction des effectifs et des moyens sur le quinquennat. 

Sa priorité est d’oeuvrer au rapprochement avec les collectivités qui ont un besoin avéré d’ingénierie. Pour ce faire, il faut impérativement sortir du schéma actuel marqué par une trop forte emprise des directions d’administration centrale sur la programmation du Cerema, héritée du fonctionnement des CETE (titre 9). Le Cerema doit disposer de plus d’autonomie dans la programmation de ses activités.

Il souhaite travailler par sa présence active sur le terrain et au sein des réseaux des collectivités, à mieux faire connaître le Cerema, qui souffre d’un fort déficit de notoriété. 

Sur le projet stratégique de l’établissement et sa déclinaison dans les directions, il n’envisage pas de tout remettre à plat mais un travail de définition des axes prioritaires, absents de la version actuelle s’impose.

Il affirme être attaché à la qualité du dialogue social et concède que l’Etat est souvent défaillant dans l’accompagnement de ses agents.

Il voit dans le projet de création de l’ANCT et celui moins avancé de l’agence des Routes, des opportunités de coopération car elles auront des besoins auxquels le Cerema est en mesure de répondre. Selon lui, le Cerema n’est pas menacé à condition qu’il se dote d’une stratégie lisible et qu’il soit force de proposition : « Si le Cerema n’a pas de stratégie, Bercy en aura une pour lui ».

Un discours empreint d’un certain dynamisme et d’une volonté affichée de donner un second souffle au Cerema mais qui accorde que viendra sûrement le temps de choix qui pourront être difficiles. 

L’UNSA prend acte de ces premiers engagements, jugera sur des actes et non sur des paroles et continuera d’œuvrer quotidiennement pour que le Cerema reste un acteur de référence dans ses domaines de compétences, qui offre à ses agents un environnement de travail motivant et apaisé.

L’UNSA invite tous les agents du Cerema à répondre à l’appel unitaire des 9 organisations syndicales et à participer activement à la journée d’action du 22 mai pour la défense des services publics.

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