SACDD : combien de temps encore faudra-t-il attendre ?
À l’occasion de la réunion relative aux mesures catégorielles du 8 juillet 2026, l'UPSAE a une nouvelle fois alerté la DRH sur la situation des agents de catégorie B, trop souvent oubliés des politiques de revalorisation indemnitaires.
Si l'UPSAE prend acte de la revalorisation des socles d'IFSE pour une partie des agents de catégorie C, cette mesure ne peut masquer une réalité de plus en plus préoccupante : depuis des années, les SACDD ne bénéficient d'aucune mesure d'ampleur à la hauteur de leur engagement et des responsabilités qu'ils exercent au quotidien.
Les SACDD constituent pourtant la colonne vertébrale de nos services. Ils assurent des missions d'expertise, d'encadrement, d'accompagnement des politiques publiques et voient régulièrement leurs responsabilités s'accroître sans que cette évolution ne soit reconnue financièrement.
À force d'accumuler de petites revalorisations ciblées sur la catégorie C, sans prévoir de mesures équivalentes pour la catégorie B, l'écart de rémunération entre ces 2 catégories se réduit progressivement.
Cette situation interroge sur l'attractivité des parcours professionnels, la reconnaissance des qualifications et la valorisation des prises de responsabilités supplémentaires qui caractérisent les fonctions exercées par les agents de catégorie B.
L'UPSAE refuse que les SACDD restent les « grands oubliés » des mesures catégorielles.
Les agents concernés attendent désormais des décisions concrètes et une véritable reconnaissance de leur rôle essentiel dans le fonctionnement des services du pôle ministériel.
L'UPSAE revendique notamment :
• une nouvelle revalorisation de l'IFSE des agents de catégorie B ;
• une augmentation du ticket promotion afin de mieux reconnaître les évolutions de carrière ;
• la poursuite des réexamens indemnitaires ;
• une meilleure reconnaissance des responsabilités exercées et des parcours professionnels.
Les SACDD n'attendent plus des constats ou des promesses. Ils attendent des mesures concrètes, des moyens et un calendrier de mise en œuvre.
L'investissement quotidien des SACDD mérite enfin une reconnaissance à la hauteur de leur engagement.
Malgré ces mauvaises nouvelles, nous n’abandonnerons pas nos revendications jour après jour pour porter la voix des SACDD.
Métier de Contrôleur-euse des transports terrestres (CTT) : l’UNSA-UPSAE demande des avancées concrètes pour les agents
Le 25 juin 2026, une réunion de travail s’est tenue entre l’administration et les organisations syndicales dans le cadre du chantier engagé sur l’accès, la formation, les parcours professionnels et les conditions d’exercice du métier de Contrôleur des Transports Terrestres (CTT).
Cette réunion s’inscrit dans une démarche plus large engagée par l’administration autour de quatre axes de travail :
• l’attractivité du métier et le recrutement ;
• l’acquisition et le maintien des compétences ;
• les conditions d’exercice du métier ;
• les parcours professionnels et la mobilité.
Pour l’UPSAE, l’ouverture de ce chantier répond à des difficultés que nous signalons depuis plusieurs années : évolution du métier, montée des exigences techniques, difficultés de recrutement, conditions d’exercice parfois dégradées et besoin croissant de reconnaissance professionnelle.
Des conditions d’exercice qui doivent réellement évoluer
Une large partie des échanges a porté sur les conditions d’exercice du métier, sujet particulièrement sensible pour les agents de terrain.
L’administration a présenté plusieurs pistes visant à renforcer la sécurité des agents : harmonisation des cartes d’assermentation, signalétique nationale commune, nouveaux équipements d’identification, brassards et chasubles, clarification des consignes d’utilisation.
Pour l’UPSAE, ces mesures vont dans le bon sens mais elles ne peuvent constituer à elles seules une réponse suffisante.
Nous avons rappelé que les difficultés rencontrées par les CTT dépassent largement la seule question des équipements. Les agents font face à des situations de contrôle parfois tendues, avec une exposition croissante à des agressions verbales, des incidents de terrain et des risques professionnels spécifiques.
Nous avons notamment demandé à l’administration quelles mesures concrètes amélioreront réellement la sécurité quotidienne des agents et comment seront garanties des protections homogènes sur l’ensemble du territoire.
Protection fonctionnelle : des garanties attendues
L’administration a également présenté plusieurs pistes concernant la protection des agents, avec notamment une clarification annoncée des règles relatives à la protection fonctionnelle, un renforcement de l’accompagnement juridique, des formations à la gestion des incidents et un rappel régulier des bonnes pratiques dans les services.
L’UPSAE a insisté sur un point essentiel : la protection des agents ne doit pas se limiter à un rappel de procédures existantes.
Nous avons demandé des garanties concrètes afin qu’un agent victime d’agression ou d’incident dans le cadre d’un contrôle puisse bénéficier immédiatement :
• d’une protection fonctionnelle effective ;
• d’un accompagnement juridique adapté ;
• d’un soutien hiérarchique immédiat ;
• d’un accompagnement humain et psychologique lorsque la situation l’exige.
Santé et sécurité : une meilleure prise en compte des risques professionnels
Sur le volet santé et sécurité au travail, l’administration prévoit une meilleure prise en compte des risques spécifiques du métier dans les documents uniques d’évaluation des risques professionnels (DUERP), la mise en place d’équipements spécifiques ainsi qu’une réflexion sur l’exposition des agents à certaines scènes traumatisantes lors d’interventions liées aux accidents routiers.
L’UPSAE a rappelé que cette question dépasse le simple rappel d’obligations réglementaires.
Nous avons demandé à l’administration de reconnaître pleinement que le métier de CTT expose les agents à des risques professionnels spécifiques encore insuffisamment pris en compte dans de nombreux services.
Nous avons également insisté sur la nécessité d’un accompagnement concret des agents confrontés à des situations psychologiquement difficiles lors de certaines interventions.
Formation : vigilance sur les moyens accordés
L’administration souhaite faire évoluer la formation initiale ainsi que la formation continue, avec notamment le maintien d’une formation initiale statutaire complète, une réorganisation des modules de formation et la mise en place d’un principe de formation continue obligatoire tout au long de la carrière.
Pour l’UPSAE, la montée en compétence des agents constitue évidemment un enjeu majeur.
Mais nous avons alerté sur une contradiction importante : il ne sera pas possible d’exiger davantage de formation si les services ne disposent pas des moyens humains nécessaires pour permettre aux agents de partir en formation sans désorganiser le fonctionnement quotidien des équipes.
Nous avons également souligné le risque d’inégalités entre territoires si certaines formations sont progressivement transférées au niveau local.
Mieux reconnaître l’engagement des formateurs internes
Le ministère souhaite également consolider le réseau de formateurs internes et mieux structurer la transmission des compétences entre agents.
L’UPSAE a rappelé qu’il ne peut y avoir d’élargissement de ces missions sans reconnaissance concrète des agents qui s’investissent dans ces fonctions.
La valorisation de ces missions ne peut rester théorique. Elle doit se traduire dans les parcours professionnels, l’évaluation et les perspectives d’évolution.
Pour l’UPSAE : les agents attendent désormais des décisions concrètes
Cette réunion a permis d’ouvrir plusieurs pistes de travail intéressantes.
Pour autant, l’UPSAE restera particulièrement vigilante.
Les agents attendent aujourd’hui autre chose qu’un nouveau cycle de réflexion.
Ils attendent des décisions concrètes qui améliorent réellement :
• leurs conditions de travail ;
• leur sécurité dans l’exercice des missions ;
• la reconnaissance de leur expertise ;
• leurs perspectives de carrière.
L’UPSAE poursuivra son engagement dans ce chantier afin que ce travail engagé par l’administration débouche sur de véritables avancées pour l’ensemble des agents concernés.
Vous trouverez ci-dessous la déclaration lue lors de cette réunion :
Mobilité 2026 : premier bilan de l’expérimentation
La DRH a présenté ses premiers résultats… plusieurs points appellent à la vigilance.
Le 12 juin 2026 s’est tenu le deuxième Comité de Suivi (COSUI) consacré à l’expérimentation du nouveau dispositif ministériel de mobilité.
Cette réunion a permis d’examiner les premiers résultats du dispositif mis en place depuis février 2026. Si l’administration met en avant une dynamique importante de publications de postes, plusieurs indicateurs montrent des difficultés persistantes et soulèvent des questions importantes sur l’équité des mobilités.
Une forte augmentation du nombre de postes publiés
Depuis le lancement de l’expérimentation le 3 février 2026, le ministère a publié : 2 552 offres d’emploi en 5 mois contre 2 203 offres en 2025 sur la même période.
Évolution par catégorie :
Catégorie Evolution
A +0,5 %
B +18 %
C +52 %
La DRH présente ces chiffres comme un signe positif de montée en charge du nouveau dispositif.
Un problème persistant : de nombreux postes restent vacants
Derrière cette augmentation quantitative, un indicateur reste particulièrement préoccupant :
Plusieurs centaines de postes publiés n’ont reçu aucune candidature.
Les difficultés concernent particulièrement :
-
les postes de catégorie B
-
certains postes de catégorie C
-
les postes dits “à enjeux”
Cette situation confirme les difficultés d’attractivité déjà connues dans plusieurs services et territoires.
Des taux de recrutement très inégaux
Les premiers résultats montrent des écarts importants selon les catégories.
Février 2026
-
A enjeux → 76 %
-
A hors enjeux → 53 %
-
B → 29 %
-
C → 3 %
Mars 2026
-
A enjeux → 72 %
-
A hors enjeux → 58 %
-
B → 47 %
-
C → 1 %
Notre analyse
Les catégories B et C continuent d’être particulièrement en difficulté, ce qui interroge directement l’efficacité réelle du dispositif.
Durées minimales et maximales : le ministère maintient son dispositif
La DRH a rappelé le cadre réglementaire issu de l’arrêté du 6 janvier 2023.
Durée minimale
3 ans minimum pour 18 types de postes spécialisés.
Objectif affiché :
-
limiter les départs anticipés
-
sécuriser les formations longues
-
réduire la vacance de certains postes
Durée maximale
8 ans maximum pour certains postes :
-
postes à enjeux
-
fonctions d’encadrement
Premiers chiffres
Depuis 2023 :
-
1 414 postes concernés
-
80 % des agents occupent encore leur poste
Pour la durée maximale, aucun bilan réel n’est encore possible.
Priorités légales : des refus qui interrogent
Le COSUI a présenté les statistiques concernant les agents bénéficiant d’une priorité légale.
En 2026 :
-
119 candidatures avec priorité légale
-
65 avis favorables
-
36 avis défavorables
Le principal motif invoqué par l’administration : 86 % des refus = “inadéquation profil / poste”
Ce chiffre pose une question importante :
Quels sont réellement les critères retenus pour évaluer ces candidatures ?
La transparence doit être totale sur ce sujet.
Des changements sont déjà envisagés
La DRH travaille déjà sur plusieurs évolutions possibles :
- Extension des priorités aux agents du programme 217 et établissements publics
- Création d’une priorité subsidiaire pour les agents promus de catégorie B vers A
- Accompagnement spécifique des agents arrivant en fin de durée maximale sur leur poste
Ces sujets seront intégrés aux futures Lignes Directrices de Gestion Mobilité (LDG).
L’UNSA restera vigilante tout au long de cette expérimentation qui modifie profondément les règles de mobilité au sein du ministère.
Plusieurs points doivent continuer à faire l’objet d’un suivi attentif :
-Difficultés persistantes de recrutement
- Nombre important de postes vacants
- Refus fréquents des priorités légales
- Manque de transparence sur certains refus
- Nécessité d’un accompagnement renforcé des agents
L’UNSA restera pleinement mobilisé et nous continuerons :
-
à suivre l’évolution du dispositif
-
à intervenir sur les situations individuelles
-
à défendre les droits des agents
-
à exiger des règles transparentes et équitables dans les mobilités
Retrouvez ci-dessous la déclaration faite par l'UNSA à l'ouverture de la réunion :
Mobilité : attention aux dates de prise de poste
L’UPSAE vous rappelle que notre pôle ministériel a mis en place depuis février 2026, à titre expérimental en attendant les prochaines lignes directrices de gestion en matière de mobilité, une nouvelle modalité unique de publication des offres d’emploi le 1er mardi de chaque mois sur les sites suivants :
Le site du recrutement du ministère :
https://recrutement.ecologie.gouv.fr/offres-demploi
Le site Choisir le service public pour les postes en Directions Départementales Interministérielles (DDI):
https://choisirleservicepublic.gouv.fr/nos-offres/filtres/organisme/10804/
Vous souhaitez effectuer une mobilité, nous vous recommandons de prendre contact directement avec le service recruteur, les entretiens et échanges avec les services restant primordiaux.
Vous souhaitez faire valoir une priorité légale, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
Et n’oubliez pas que tout avis défavorable doit être motivé.
Attention : en raison des élections professionnelles, les prises de poste seront suspendues du 16 octobre au 12 décembre 2026.
Enfin, nous vous rappelons que les résultats sont quant à eux publiés 2 fois par mois sur l’intranet ministériel.
Retrouvez ici les résultats publiés le 26 mai 2026.
L'UPSAE vous informe : vous et le droit... la fiche sur la NBI
L’UNSA-UPSAE vous propose une nouvelle fiche de synthèse relative au droit dans la Fonction Publique.
Nous vous présentons la Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI).
Fiche sur : Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI)




