jeudi, 04 juin 2026 11:56

Comité Central d’Action Sociale (CCAS) du jeudi 4 juin 2026

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action socialeUn Comité Central d’Action Sociale (CCAS) s’est tenu le jeudi 4 juin 2026.

 

Veuillez trouver ci-dessous la déclaration des représentants de l’UNSA :

 

 

Madame La Directrice des Ressources Humaines,

Mesdames et Messieurs,

Chers collègues,

 

Au terme d’un premier semestre particulièrement tourmenté, tant sur le plan international, avec l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran qui pèse lourdement sur les cours du pétrole et, par conséquent, sur le prix des carburants à la pompe, que sur le plan national, marqué par de nombreuses restrictions budgétaires, nous nous retrouvons aujourd’hui afin de dresser le bilan des mesures mises en œuvre depuis le début de l’année.

Après une nouvelle période de service voté au premier trimestre, nous constatons certes une revalorisation du SMIC, mais celle-ci n’a malheureusement pas été accompagnée d’une revalorisation équivalente du point d’indice de la fonction publique, comme l’ont rappelé les organisations syndicales dans leur courrier intersyndical adressé au Premier ministre le 18 mai 2026.

Une fois encore, les agents des services publics vont subir une nouvelle dégradation de leur pouvoir d’achat.

À cette situation s’ajoute la flambée des prix des carburants observée depuis mars 2026 : +24 % sur un an pour le gazole et entre +17 % et +18 % pour l’essence sans plomb. Cette hausse contribue à aggraver encore davantage les difficultés rencontrées par l’ensemble des agents du ministère.

Le coup de pouce annoncé récemment par le Gouvernement ne permettra ni d’inverser cette tendance ni même de l’atténuer significativement pour la majorité des agents. Quelques chiffres suffisent à l’illustrer : le revenu fiscal de référence ne doit pas dépasser 16 880 euros pour une personne seule, 25 325 euros pour une personne seule avec un enfant, 33 760 euros pour un couple, 42 200 euros pour un couple avec un enfant et 50 640 euros pour un couple avec deux enfants.

À titre d’exemple, un adjoint administratif situé au milieu de la grille du deuxième grade ne pourra pas prétendre à cette aide. Chacun comprendra donc que très peu d’agents pourront bénéficier de ce dispositif et que leur pouvoir d’achat continuera de s’éroder.

Que dire également de la nouvelle circulaire relative au CESU garde d’enfant du 12 mai 2026, qui supprime l’aide de la tranche 1 pour les couples, sans qu’aucune réévaluation des plafonds de ressources des autres tranches n’ait été effectuée ? Ces plafonds demeurent inchangés depuis 2020. Il s’agit là encore d’une nouvelle perte de pouvoir d’achat pour les agents concernés.

Nous nous permettons d’ailleurs de rappeler qu’il y a quelques mois, il nous avait été indiqué qu’un élargissement de cette prestation aux enfants âgés de 7 à 12 ans était à l’étude. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Que dire également de la subvention destinée aux « arbres de Noël », figée à 40 euros par enfant depuis plus de dix ans ? En ce début d’année, de nombreux CLAS nous alertent sur les difficultés croissantes qu’ils rencontrent pour organiser cet événement avec un budget toujours plus contraint.

Quelles solutions leur restera-t-il demain ? Supprimer le goûter ? Réduire le budget consacré aux cadeaux ? Renoncer au spectacle ? Ou devoir faire les trois à la fois ?

Si l’on ajoute à ces constats la baisse très significative du budget de l’action sociale interministérielle, dont les conséquences rejailliront inévitablement sur notre action sociale ministérielle, le tableau apparaît particulièrement sombre.

Pour autant, nous n’oublions pas les inquiétudes qui pèsent sur l’avenir de la restauration collective dans les DDI relevant du périmètre ATE.

En effet, l’annonce prochaine de la circulaire mettant en œuvre les orientations issues du rapport commandé par le ministère de l’Intérieur n’est pas de nature à nous rassurer.

Parallèlement, les discussions visant à renégocier les conventions liant le ministère à la CGCV et à la FNASCE ont été engagées. Nous espérons qu’elles apporteront les garanties nécessaires au maintien et au développement des prestations proposées aux agents.

Notre action sociale ministérielle souffre aujourd’hui de l’ensemble de ces évolutions. À l’approche des élections professionnelles, nous constatons également une forme de découragement sur le terrain. De nombreux présidents de CLAS nous font savoir qu’ils ne souhaitent plus s’engager pour la prochaine mandature.

Le cas le plus récent est celui de la Creuse, dont le président a choisi de démissionner, suivi peu après par l’ensemble des membres du CLAS, faute de candidat à la présidence.

Cette situation doit nous alerter collectivement.

C’est pourquoi nous souhaitons sincèrement que s’engagent rapidement, dès cette année 2026, de véritables discussions visant à redynamiser notre action sociale ministérielle.

La tendance doit s’inverser.

L’action sociale ne doit pas être sacrifiée.

Les agents méritent mieux.

Je vous remercie de votre attention.

 

Les représentants de la délégation UNSa

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