CSA d'administration centrale du 18 février 2026 : réorganisation, modification du temps de travail et situation des effectifs
Le comité social d’administration centrale s’est réuni le 18 février 2026, afin d’ examiner un projet de réorganisation concernant la DGALN ainsi que certaines modifications du règlement intérieur relatif à l’organisation du temps de travail en administration centrale, notamment en ce qui concerne les modalités applicables lors des jours de fermeture des locaux dans le cadre du plan de sobriété énergétique.
1 - Suppression de la mission de coordination interministérielle du plan de rénovation énergétique des bâtiments (MCIPREB) et intégration de ses missions au sein de la DGALN/DHUP.
Cette mission avait été créée en 2022 afin de permettre un lancement rapide de la politique de rénovation énergétique des bâtiments en coordonnant les différents acteurs concernés. La mission ayant rempli son office et la plupart des sujets étant désormais largement portés par la DHUP, il a été proposé de supprimer cette structure et de répartir ses missions ainsi que ses six agents au sein de la DHUP.
La situation des agents concernés n'est impactée ni en termes de contenu des postes ni sur le plan financier.
L’UNSA a voté favorablement sur cette mesure.
2 - Modifications du règlement intérieur sur l’organisation du temps de travail en administration centrale.
Deux modifications étaient soumises à l’avis du CSA concernant ce règlement intérieur.
Première modification : horaires spécifiques du centre national de réception des véhicules (CNRV)
Les agents du CNRV étaient hébergés par la DRIEAT depuis l’évacuation des locaux de Montlhéry en 2024, ces derniers présentant un risque pour la sécurité.
La convention avec la DRIEAT ayant expiré, il a néanmoins été décidé, afin de maintenir une certaine stabilité pour les agents du CNRV, que ceux-ci resteraient soumis au régime horaire « DRIEAT ».
Cette décision nécessite un ajustement du règlement intérieur d’administration centrale afin de tenir compte de cette spécificité (annexes 2 et 3 du règlement intérieur).
L’UNSA a voté favorablement à cette mesure.
Seconde modification : modalités applicables lors des jours de fermeture des locaux (plan de sobriété énergétique)
Cette modification concerne les modalités applicables aux agents de l’administration centrale en cas de fermeture des locaux dans le cadre du plan de sobriété énergétique (quatre jours de fermeture par an).
Jusqu’à présent, l'administration laissait le choix aux agents de se placer en télétravail ou de poser des congés lorsque leurs tâches n’étaient pas télétravaillables.
Désormais, l'administration souhaite imposer la prise de congés lors de ces jours de fermeture (congés annuels, RTT ou récupération) et supprimer la possibilité du télétravail.
Elle invoque notamment une fragilité juridique affectant le dispositif actuel, qui nécessiterait d’être corrigée.
Les organisations syndicales ont été réunies par la DRH seulement quelques jours avant le CSA sur cette question qui, à l’origine, ne figurait pas à l’ordre du jour du CSA du 18 février.
Lors de cette réunion, l’UNSA a marqué son opposition à ce nouveau dispositif de prise de jours de congés obligatoires.
Cette position a été confirmée en séance.
L’UNSA a voté défavorablement contre la mesure proposée, qui a d’ailleurs donné lieu à un vote négatif unanime des représentants du personnel.
Outre le fait que la rédaction proposée par l’administration ne prévoyait aucune limite explicite quant au nombre maximal de jours susceptibles de donner lieu à une prise de congé obligatoire, le dispositif appelle en effet de sérieuses réserves, tant en ce qui concerne son impact sur la capacité des agents à organiser leurs congés que sur les éventuels reports de charge de travail qu’une telle mesure pourrait entraîner.
Il existe également un risque de travail dissimulé, l’agent pouvant être conduit à travailler à distance durant ces jours de congés imposés.
De manière plus générale, cette mesure intervient de manière brutale alors que nous avions dûment alerté l’administration en amont sur les difficultés liées à l’inégalité de traitement entre les agents contraints de poser des congés lors des jours de fermeture et ceux pouvant télétravailler.
Par ailleurs, aucune réflexion n’a été engagée sur d’autres pistes (autorisation spéciale d’absence, mise en astreinte, par exemple) que celle de l’imposition de congés obligatoires.
En conséquence, la décision de fixer les jours de fermeture en 2026 – dont le premier serait prévu le 15 mai – n’a pas été examinée.
Le CSA d’administration centrale doit être reconvoqué sur ce point le 10 mars prochain, compte tenu du vote défavorable exprimé à l’unanimité.
3 - Communications diverses
Rapport social unique (RSU) 2024
Présenté lors de la réunion préparatoire au CSA, il n’a pas été détaillé de nouveau en séance.
Un des points majeurs à retenir concerne l’augmentation très importante des heures écrêtées en administration centrale (233 000 heures en 2024), situation qui n’est pas acceptable.
L’UNSA a de nouveau alerté l’administration sur le caractère inacceptable de cette situation. Le phénomène est bien identifié par la DRH, mais à ce stade, aucune mesure précise n’est envisagée.
Recrutements 2025
Le taux de recrutement s’élève à 53 % sur la zone de gouvernance de l’administration centrale, ce qui demeure relativement faible.
Sur les 1 150 postes publiés, 670 candidatures ont été déposées, dont 607 ont été validées.
Effectifs
Les services ont consommé la quasi-totalité de leur plafond autorisé d’emplois.
Vos représentants UNSA en administration centrale
Autorisations d’absence dans la fonction publique : un projet de décret inacceptable
Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse de l'UNSA Fonction Publique concernant les autorisations spéciales d'absence liées à la parentalité et certains événements familiaux.
Le projet de décret relatif aux autorisations spéciales d’absences et aux aménagements horaires liés à la parentalité et à certains évènements familiaux, communiqué aux organisations syndicales lors du groupe de travail du 19 février, est inacceptable en l’état pour l’UNSA Fonction Publique.
Le texte apparait comme très restrictif puisqu’étant limitatif, il interdit des négociations dans les collectivités, dans les hôpitaux ou encore les ministères. Au contraire, l’UNSA Fonction Publique considère que le texte devrait être le « socle commun plancher » du droit à autorisation d’absence ou à aménagements horaires.
De plus, le projet de décret ne transcrit pas à droit constant les circulaires actuelles. Il réduit le droit de façon significative des agentes et agents publics.
Par exemple, il diminue le nombre de jours d’autorisations spéciales d’absence pour garder un enfant de plus de 11 ans malade, niant les spécificités de l’adolescence ou diminue le nombre de jours accordés pour un mariage.
Alors qu’une nouvelle négociation s’est engagée sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique, ce texte régressif va pénaliser plus durement les femmes, en totale contradiction avec les objectifs d’amélioration portés par les signataires de l’accord de méthode, dont le gouvernement.
L’UNSA Fonction Publique est intervenue fortement lors de la réunion du 19 février et s’adresse au ministre délégué chargé de la fonction publique, David Amiel, pour obtenir une nouvelle écriture du projet de décret.
Dans un contexte toujours plus stigmatisant pour les agents publics, il est temps que cessent les attaques contre leurs droits, leurs conditions de travail, leur pouvoir d’achat !
Bagnolet, le 19 février 2026
Luc Farré, Secrétaire Général de l’UNSA Fonction Publique
Pétition Autorisations Spéciales d'Absence :
Sondage UNSA Fonction Publique / Odoxa* : 83% des Français ont une bonne opinion des agents publics
Le sondage Odoxa pour l’UNSA Fonction Publique confirme l’attachement des Français à leurs services publics. Ils sont plus de 74% à le dire.
Ils sont encore plus nombreux, 76 %, à considérer qu’ils sont l’un des piliers de notre modèle républicain. Le service public constitue bien notre patrimoine commun. Il est au cœur de notre pacte républicain.
Cet attachement s’incarne dans l’image des femmes et des hommes qui le font vivre : 83% des Français ont une bonne opinion des agents de la Fonction Publique.
Mais 65% des Français constatent une détérioration de la qualité des services publics, qu’ils expliquent à 78% par le manque de moyens et d’effectifs. Ils ne se trompent pas de cible : ils ne blâment pas les agents mais incriminent les choix budgétaires, le manque de moyens et d’effectifs.
81% des Français pensent qu’il faut faire du service public un enjeu central pour notre avenir et pour les générations futures. Le service public et la fonction publique ne sont pas figés. Ils ne l’ont jamais été. Ils doivent être armés pour relever les défis du 21ème siècle : climat, démographie, santé, numérique…
Une majorité des répondants, autour de 60%, conseillerait à un jeune en début de carrière de choisir la fonction publique pour son avenir professionnel, mais les plus jeunes hésitent (seulement 49%). L’UNSA Fonction Publique réaffirme que pour assurer l'avenir du modèle républicain soutenu par une majorité de français et pour donner envie aux jeunes générations de servir l'intérêt général, notre pays doit choisir de confirmer l’utilité sociale des services publics et de la fonction publique. Il doit donc, aujourd’hui et pour l’avenir, offrir aux agents publics des perspectives en termes d’emploi et de carrière, garantir des conditions de travail optimales et mieux rémunérer les agents publics.
Le service public et la fonction publique sont un pilier et un héritage précieux. Notre responsabilité collective et historique est de les transmettre encore plus forts aux générations futures.
Bagnolet le 18 février 2025
Luc Farré
Secrétaire Général de l’UNSA Fonction Publique
Prendre connaissance de l'ensemble du sondage UNSA Fonction Publique / ODOXA* : les Français et le service public
* Enquête réalisée les 4 et 5 février sur un échantillon de 1005 personnes.
Du CMO au CLM : l'UNSA Fonction Publique dénonce une rupture de rémunération
Lors d'une demande de congé de longue maladie (CLM) après 12 mois consécutifs de congé maladie ordinaire (CMO), un fonctionnaire peut se retrouver dans un "vide juridique" le temps que le conseil médical donne son avis. Cette situation conduit à une rupture et une absence totale de rémunération.
Pour l'UNSA Fonction Publique, l'administration doit revoir sa copie.
Après douze mois consécutifs de CMO, le fonctionnaire est placé en disponibilité pour raison de santé (DRS) (décret 86-442, article 27). Il reçoit une indemnité égale au montant du traitement complétée, le cas échéant, des primes et indemnités pérennes qu'il percevait à l'expiration de son CMO. La perception de ce revenu n'est prévue que dans les cas exclusifs d’une demande de réintégration, de placement en disponibilité ou d'admission à la retraite pour inaptitude, tant que le conseil médical n'a pas statué.
Et dans l'attente d'une décision de CLM ?
Pour ceux qui demandent un CLM, curieusement, le texte ne prévoit rien. Le fonctionnaire n'est ni en DRS, ni en CMO, et se trouve sans aucun revenu, puisque ses droits sont épuisés.
Les conséquences sont graves pour lui, alors qu'il est déjà dans une situation de santé difficile :
- Une rupture totale de ressources : il ne perçoit plus rien de l'administration pendant plusieurs mois, les délais des avis rendus par les conseils médicaux étant parfois très longs.
- Une exclusion de la protection sociale complémentaire (PSC) en prévoyance : comme il n'est ni en CLM, ni en DRS, les nouveaux contrats collectifs de prévoyance, mis en place en 2026, ne peuvent pas non plus l'indemniser. Cette situation n’est pas prévue par les articles 3 à 5 du décret 2024-678, qui énumèrent de manière limitative les garanties apportées par le contrat collectif : CMO, CLM, congé de longue durée, DRS ainsi que retraite pour invalidité.
- Une régularisation tardive : il ne sera payé qu'après la décision du conseil médical, de manière rétroactive.
Un fonctionnaire en fin de droits de CMO, qui demande un CLM, et donc a priori, est gravement malade, n'est pas protégé financièrement durant l'attente de décision du conseil médical. Pour l'UNSA Fonction Publique, cette situation est inacceptable.
Elle demande que l’article 27 du décret 86-442 soit modifié pour ouvrir la perception de l’indemnité provisoire dans tous les cas de saisine du conseil médical et permettre à chaque fonctionnaire de percevoir un revenu.
Toujours NON à la baisse des rémunérations en Congé de Maladie Ordinaire
Les agents publics perdent 10% de leur rémunération pendant les trois premiers mois d'un Congé de Maladie Ordinaire. Injuste !
L’UNSA Fonction Publique dénonce toujours la baisse des rémunérations des fonctionnaires et des contractuels en cas de congés de maladie ordinaire (CMO).
Aucun agent ne choisit d’être malade ou accidenté.
Ce sont des médecins qui signent les arrêts de maladie.
Jusqu'au 1er mars 2025, les employeurs publics prenaient totalement en charge pendant trois mois le salaire des agents lorsqu’ils étaient malades.
La baisse de 10% est une perte de droits. Cette décision rompt la confiance qui liait les agents à leurs employeurs publics.
De plus, cette mesure impacte l'attractivité de la fonction publique. Pour l’UNSA Fonction Publique, la santé des agents doit rester une priorité des employeurs publics.
Pour toutes ces raisons, l’UNSA Fonction Publique exhorte, une nouvelle fois, le gouvernement à revenir sur cette mesure arbitraire, inéquitable et injuste.
Pour calculer votre perte de rémunération :
Logement des agents publics : faire sans moyens supplémentaires
Lors d'un groupe de travail, un projet de circulaire à destination des préfets a été présenté dans le cadre d'une mobilisation territoriale en faveur du logement des agents publics.
L'UNSA Fonction Publique a regretté le manque de moyens humains et financiers attribués à cette action.
Le ministre délégué à la fonction publique, M David Amiel, réunira prochainement les préfets pour organiser la politique de logement des agents publics des trois versants dans tous les territoires, y compris ultra-marin. Un projet de circulaire à destination des préfets a été présenté aux organisations syndicales.
Il contient principalement :
- Un premier niveau, régional, d’identification de secteurs d’intervention prioritaire,
- Un second niveau, départemental, d’élaboration et de mise en œuvre d’une stratégie sur les secteurs d’intervention prioritaire.
Les propositions d'actions à décliner en fonction des opportunités sont :
- Mobilisation des employeurs publics sur l’enjeu du logement des agents publics,
- Utilisation des leviers de la politique publique du logement,
- Accompagnement des projets de logement des employeurs publics,
- Mobilisation du foncier de l’État pour développer des projets pour les agents publics,
- Optimisation de l’utilisation des logements sociaux « fléchés » vers les agents publics de l’État (5% préfectoral),
- Développement de l’information des agents publics.
L'avis de l'UNSA Fonction Publique :
Si on peut saluer le volontarisme de ce plan d'actions, l'UNSA Fonction Publique a regretté le manque de moyens humains et financiers supplémentaires attribués à cette mission supplémentaire. La réussite de la politique du logement des agents publics nécessite, non des paroles, mais des actes financés.
L’UNSA Fonction Publique rappelle que le logement est une des clés pour redonner de l’attractivité dans les trois versants de la fonction publique : État, hospitalier et territorial. Le logement est une solution de stabilité de l’agent, dans le cadre d’un équilibre vie professionnelle vie personnelle.
Autorisations d'absence liées à la parentalité ou pour raisons familiales : contre la réduction des droits !
Les autorisations spéciales d'absence (ASA) pour des raisons liées à la parentalité ou des événements familiaux font l'objet d'un examen de la DGAFP en vue d’établir un décret.
Pour l'UNSA Fonction Publique, le futur texte ne doit pas se traduire par une réduction des droits des agents, mais au contraire, par des améliorations de ceux-ci.
Le Conseil d'État a mis en demeure l’exécutif de publier un décret listant les différentes ASA liées à la parentalité et à certaines raisons familiales avant le 10 juin 2026, pour mettre en œuvre l'article L 622-1 du code général de la fonction publique (CGFP).
La DGAFP a l'intention de regrouper les différentes circulaires dans un décret visant à une harmonisation dans les trois versants de la fonction publique (État, territorial et hospitalier). Ce décret s’appuierait sur le Code du travail et transposerait ses principales dispositions applicables aux salariés du secteur privé. Mais il serait aussi un plafond, interdisant aux collectivités ou aux administrations de négocier localement des droits plus favorables pour les agents.
La DGAFP classerait les ASA en trois groupes :
- les ASA de droit : ce sont celles qui ont un socle directement défini par la loi, comme par exemple pour effectuer les examens obligatoires en cas de grossesse, pour le décès d'un enfant, pour la PMA...
- les ASA accordées sur autorisation en fonction des nécessités de service : garde d'enfant malade, décès du conjoint ou d'un membre proche de la famille, mariage ou PACS...
- des facilités ou des aménagements horaires sur accord du chef de service : préparation à la naissance, rentrée scolaire...
L'avis de l'UNSA Fonction Publique
Pour l'UNSA Fonction Publique, il ne saurait être question de pertes de droits pour les agents. Elle ne peut accepter, par exemple, la diminution de moitié prévue par la DGFAP en cas de garde d'enfant malade lorsque celui-ci a entre 12 et 16 ans.
Pour l'UNSA Fonction Publique, certaines ASA proposées comme liées à la nécessité de services doivent devenir de droit. C'est le cas par exemple en cas de mariage ou de PACS de l'enfant ou du décès d'un membre proche de la famille.
L'UNSA Fonction Publique exige le maintien intégral du traitement pour toutes les ASA. Elle doivent être considérées comme du temps effectif de travail dans la constitution des droits à avancement et à retraite.
L'UNSA Fonction Publique continuera de peser dans les prochaines semaines, y compris dans le cadre de la négociation "Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes", pour que ces futures dispositions ne constituent pas un recul des droits et deviennent une avancée sociale.
Action sociale interministérielle : une sous-consommation masquée
Le budget 2025 de l'action sociale interministérielle (ASI) a été quasiment intégralement consommé.
Pour l'UNSA Fonction Publique, cette bonne consommation masque des manques structurels quant aux prestations liées à la famille.
Le budget 2025 de l'ASI prévoyait 136 millions d'euros de dépenses, 129 millions ont été effectivement utilisés, soit 95 % de consommation effective. Après deux années de fortes sous-consommations, c'est un retour à l'équilibre.
L'UNSA Fonction Publique pourrait s'en réjouir. Mais l'examen approfondi des données indique une consommation déséquilibrée entre prestations.
Les prestations liées à la famille (Chèques-vacances, CESU garde d’enfants 0-6 ans, réservation de berceaux en crèches) représentent 70 % de la masse budgétaire de l’ASI, soit 96,8 millions d'euros. Elles n'ont consommé que 87,5 % des crédits, ce qui laisse 12 millions d’euros non utilisés sur ces prestations. Pour l'UNSA Fonction Publique, c’est un véritable point noir. Ces prestations participent à l'égalité professionnelle femmes/hommes et sont sous-utilisées. La communication vers les agents doit être améliorée.
L'aide au maintien à domicile des retraités (AMD) a consommé 12,5 millions d'euros au lieu des 9,5 millions prévus. Cette prestation reste la seule ouverte aux retraités, sous conditions de ressources, après leur éviction des chèques-vacances. Pour l'UNSA Fonction Publique, le niveau de consommation souligne l'importance de cette prestation.
La rénovation des restaurants inter-administratifs (RIA) est en augmentation de 4 millions par rapport aux 8,8 millions prévus. L'obligation de remise aux normes et la nécessité de rénovation profonde de certains RIA expliquent ce dépassement. Pour l'UNSA Fonction Publique, l'accès des agents à la restauration collective doit se faire dans des conditions respectant l'hygiène et la sécurité.
L'UNSA Fonction Publique revendique un budget 2026 de l'ASI à la hauteur des besoins des agents. Les prestations sont pour la plupart soumises à condition de ressources. Elles sont essentielles pour les agents publics de l’État, notamment ceux dont les traitements sont les plus bas. Ce budget doit être au moins à la hauteur de celui de 2025.
Calendrier des payes et des pensions 2026
Calendrier prévisionnel de la mise en paiement des payes et des pensions des agents publics de l’État pour 2026.
Le calendrier de virement correspond à la date précise à laquelle votre compte bancaire sera crédité (date de valeur). La date de valeur est un terme bancaire qui indique la date effective de prise en compte de l'écriture. Cela n'apparaît parfois que 24 ou 48 h sur le suivi en ligne de la banque, mais avec une date de valeur correcte.

Transposition de la directive européenne sur la transparence des rémunérations
La Directive européenne 2023/970 relative à la transparence des rémunérations doit être transposée d'ici le 7 juin 2026. Elle constitue une opportunité importante pour renforcer l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Les travaux engagés par la DGAFP, interrompus à l'été 2025, ont repris. L’UNSA Fonction publique porte une transposition ambitieuse de la Directive.
Travail de valeur égale, salaire égal : une inscription dans le CGFP, une exigence
L’UNSA Fonction Publique a réaffirmé la nécessité d’inscrire explicitement dans le Code général de la fonction publique le principe fondamental « à travail de valeur égale, salaire égal », prévu à l’article 4 de la directive. Cette ambition ne pourra se réaliser qu’à travers des dispositions contraignantes, claires et ambitieuses, portées par une volonté politique réelle. Les sanctions en cas de non-respect du principe doivent également être dissuasives.
Renforcer l’efficacité de l’évaluation conjointe des écarts de rémunérations
Alors que la directive prévoit de déclencher une évaluation conjointe avec les représentants des agents lorsque l’écart de rémunération atteint 5% entre les femmes et les hommes, l’UNSA Fonction Publique a proposé d’abaisser ce seuil à 2%. Ainsi, en s’appuyant sur les données publiées par la DGAFP qui confirment la persistance d’inégalités non justifiées dans la fonction publique, l’UNSA Fonction Publique défend une lecture ambitieuse de la directive qui ne prévoit que des exigences minimales, à charge pour les états membres d'adapter ce seuil aux réalités nationales. L’objectif est clair : rendre la directive réellement effective dès que des écarts sont constatés, et ne pas permettre d’écart majeur entre les rémunérations. En effet, il ne devrait y avoir aucune différence de rémunération à travail de valeur égale. Par ailleurs, l’UNSA Fonction Publique a tenu à rappeler qu’il ne saurait être question de différer les mesures de correction au prétexte de contraintes financières ou budgétaires. Pour l’UNSA Fonction Publique, faire de l’égalité salariale une réalité concrète est un impératif politique et social. L’administration a pris l’engagement de faire remonter cette revendication au niveau décisionnel. L'UNSA Fonction Publique attend qu’elle soit prise en compte.
L’UNSA Fonction Publique exige une assiette de rémunération conforme à la directive
Sur la définition de l’assiette des rémunérations, l’UNSA Fonction Publique a rappelé la nécessité de retranscrire fidèlement l’article 3 de la directive européenne contenant les définitions. En effet, les avantages en nature doivent être intégrés dans cette assiette, conformément à la directive.
Pour l’UNSA Fonction Publique, la transposition de la directive européenne 2023/970 constitue une occasion historique de donner une portée concrète aux principes de transparence et d’égalité salariale.
L’UNSA Fonction Publique appelle ainsi l’État, premier employeur de France, comme les autres employeurs publics, à être exemplaires. Cette transposition doit être un levier fort pour réduire, durablement et effectivement, les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes dans la fonction publique.
