
Note de gestion sur les mesures d’accompagnement indemnitaire des fusions des DREAL
Depuis le 1er janvier 2016, l’administration régionale de l’Etat correspond aux nouvelles régions définies par la loi n°2015-29 du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales, soit une configuration de 13 régions métropolitaines au lieu de 22.
Cette nouvelle organisation se traduit, au sein des ministères de l'environnement, de l'énergie et de la mer (MEEM) et du logement et de l’habitat durable (MLHD) par la création, le 1er janvier 2016, de sept nouvelles DREAL issues de la fusion de seize DREAL.
Pour accompagner ce changement, le décret n°2015-1120 du 4 septembre 2015 relatif aux mesures d'accompagnement indemnitaire des réorganisations de service liées à la nouvelle organisation territoriale de l'Etat a instauré la prime d’accompagnement de la réorganisation régionale de l’Etat (PARRE) et le complément à la mobilité du conjoint.
Dans le cadre de cette réforme sont en outre prévues :
- des dérogations aux décrets relatifs à l'indemnité de départ volontaire et à l'indemnité de changement de résidence ;
- l'extension du bénéfice de l'indemnité d'accompagnement à la mobilité et du complément indemnitaire d'accompagnement aux agents impactés par ces opérations de fusions.
La note de gestion a pour objet d’apporter des précisions sur les conditions et modalités de mise en œuvre de ce nouveau dispositif indemnitaire au sein des MEEM et MLHD, étant entendu que le choix fait par un agent d’exercer une partie de ses activités en télétravail ne remet pas en cause les possibilités d’éligibilité à l’ensemble du dispositif.
La PARRE peut être allouée aux agents exerçant leurs fonctions au sein d’une DREAL fusionnée dès lors que leur poste est supprimé ou transféré. Cette éligibilité est valable jusqu’au 31 décembre 2020 pour tout agent occupant un poste supprimé ou transféré du fait du regroupement des DREAL, afin de tenir compte des organisations transitoires.
Dans le cas où le conjoint ou partenaire d’un pacte civil de solidarité de l’agent est contraint de cesser son activité du fait du changement d’affectation de l’agent, un complément à la mobilité du conjoint peut être versé en compensation de cette cessation d’activité.
La PARRE et le complément à la mobilité du conjoint ne peuvent pas se cumuler avec la prime de restructuration de service et l'allocation d'aide à la mobilité du conjoint prévues par le décret n° 2008-366 du 17 avril 2008 pour les restructurations de services hors réorganisation régionale de l’Etat.
La PARRE et le complément à la mobilité du conjoint peuvent être alloués :
- aux fonctionnaires, y compris les agents d’autres ministères en position normale d’activité au sein des MEEM et MLHD,
- aux agents non titulaires de droit public recrutés pour une durée indéterminée,
- aux ouvriers des parcs et ateliers.
La PARRE comprend deux parts cumulables entre elles, pour un même changement d’affectation, dès lors que les agents remplissent les conditions requises pour chacune d’entre elles. L’appréciation de son attribution porte sur le poste occupé par l’agent avant le pré-positionnement.
Le droit est ouvert selon deux conditions :
- la DREAL doit figurer dans la liste des services réorganisés fixée par l’arrêté interministériel du 23 décembre 2015 ;
- l’arrêté fixant la nouvelle organisation de la DREAL doit avoir été publié.
GIPA : note de gestion du MEEM/MLHD
Le décret 2016-845 et l’arrêté reconduisant la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat (GIPA) ont été publiés au journal officiel du 28 juin conformément à la demande de l’UNSA Fonction Publique.
La GIPA compare le traitement perçu au 31 décembre 2015 à celui perçu 4 ans plus tôt. S’il est supérieur de 3.08% ou plus, rien n’est perçu. Dans le cas contraire une indemnité différentielle est mise en place. Vous pouvez l'évaluer à l’aide du calculateur.
La GIPA ne garantit que le pouvoir d’achat du traitement détenu en 2011. Tout avancement vient en déduction et l’agent paie l’inflation par sa carrière.
La note de gestion du 15 juillet 2016 précise pour les agents du MEEM et du MLHD les modalités de mise en œuvre ainsi que les éléments de calcul à prendre en compte.
L’UNSA Fonction Publique a toujours dit que ce n’était qu’un pis-aller. La seule véritable manière de garantir le pouvoir d’achat consiste à relever régulièrement la valeur du point d’indice. C’est tout le sens des revendications qu’elle a portées dans le cadre de la négociation PPCR.
Jean-Paul LALISSE, délégué fédéral Hauts de France
Pourrais-tu te présenter en quelques mots ?
Actuellement affecté en DDTM du Nord, j’ai intégré le Ministère qui était encore celui de l’Equipement en 2001 après un début de carrière déroulée dans les 3 corps (C, B, A) depuis mon entrée dans la Fonction Publique en 1986. 15 années durant lesquelles, j’ai occupé en Picardie et en Nord-Pas-de-Calais, différents postes dans les services du Ministère de l’Intérieur et dans celui de l’Education Nationale (comptable en EPLE). Après dix ans en DDE et DDTM 59 (ADS, Habitat-Ville), j’ai choisi l’activité syndicale à temps complet ne pouvant remplir correctement en parallèle les deux missions, professionnelle et syndicale.
Pourquoi as-tu rejoint le monde syndical et pourquoi avoir choisi la Fédération UNSA Développement Durable ?
Je suis tombé dans la marmite syndicale tout petit, il y a longtemps et trop jeune en 1968, j’ai manifesté pour la première fois en tant que collégien. Après avoir goûté à d’autres menus, j’ai trouvé à l’UNSA des valeurs d’autonomie, de recherche d’efficacité, de volonté de discussion en recherchant le consensus qui correspondaient plus à mon tempérament et à mes critères moraux.
Quel est ton rôle en tant que délégué régional ?
Fédérer et animer les Hauts de France pour l’UNSA dans un esprit d’ouverture et de concertation de toutes les composantes UNSA de nos communautés de travail. L’un de mes rôles est aussi celui d’être l’homme ressource, que ce soit pour une mise en contact syndicale, une orientation vers l’interlocuteur adéquat ou bien l’organisation d’une réunion ou d’une formation locale.
Pour compléter cette présentation, pourrais-tu nous en dire un peu plus sur toi ?
Archer en loisir, je suis un acharné collectionneur, notamment d’assiettes anciennes parlantes.
Un mot, une phrase pour te définir.
Epicurien, j’aime trop !
Comité technique des DDI du 7 juillet 2016 : examen du bilan social et groupes de travail RH confirmés pour la rentrée
Le comité technique des DDI, présidé par le Secrétaire Général du Gouvernement (SGG), a surtout été consacré à des points d’information et acté un programme de travail sur des chantiers RH dont l’UNSA a demandé l’ouverture lors d’instances précédentes.
Du concret pour le quotidien des agents, tel est le leitmotiv de l’UNSA, sans pour autant ignorer le contexte difficile.
En effet, au-delà du constat annuel de baisse des effectifs que l’UNSA Fonction Publique dénonce au regard des missions à accomplir et dont le MEEM et le MAAF restent les principaux contributeurs, le bilan social des DDI révèle un certain nombre de points à corriger au plus vite ou à améliorer.
L’UNSA relève en particulier qu’un certain nombre de DDI n’ont ni conseiller de prévention, ni assistant de prévention ou pas de médecin de prévention, d’autres n’ont pas réalisé leur document unique d’évaluation des risques professionnels et ne disposent pas de registre santé, sécurité au travail.
Pour l’UNSA, ces situations ne sont pas acceptables car il s’agit là d’obligations concernant la santé au travail des agents.
Si on ajoute que certaines DDI n’ont pas de secrétaire de CHSCT et cinq DDI identifiées n’ont pas eu de réunion de cette instance en 2015, on voit qu’il reste du chemin à parcourir pour une prise de conscience généralisée des sujets d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail.
L’UNSA fait le constat d’une population vieillissante. Immanquablement, les départs en retraite se traduiront par un déficit de compétences. D’ores et déjà, les questions de recrutement et de diversité se posent. Il est nécessaire de mettre en place une véritable GPEEC dans le périmètre des DDI.
La présentation des données du bilan social par genre montre que la majorité des femmes sont agentes de catégorie C mais que les emplois de direction sont essentiellement occupés par des hommes, ce qui signifie que des efforts restent à faire dans la féminisation des cadres. L’UNSA considère qu’il est nécessaire d’engager des plans d’action contre les inégalités professionnelles, en lien avec les plans d’action ministériels et dans le cadre de l’accord du 8 mars 2013 pour l’égalité professionnelle dans la fonction publique.
Par ailleurs, l’UNSA se félicite que le SGG réponde très concrètement aux demandes d’ouverture de discussions sur plusieurs sujets RH, qu’elle a formulées à l’occasion du CT des DDI et du CHSCT des DDI. C’est ainsi que, dès septembre, des groupes de travail sont prévus, consacrés à l’action sociale de proximité, les contrôles (modalités communes de protection des agents), le télétravail et la création d’un baromètre social des DDI.
Il est toutefois regrettable que le dossier indemnitaire (RIFSEEP) soit à nouveau laissé de côté...
Ce CT des DDI a enfin été l’occasion d’obtenir un point de l’état d’avancement des préconisations sur le réseau CCRF et de la constitution des DRDJSCS.
Dans les deux cas, les dossiers avancent : expérimentations, services communs, interdépartementalité.
Pour l’UNSA, la nouvelle organisation de la CCRF n’incite guère à l’optimisme car la modularité de l’organisation des services de l’Etat poussée à l’extrême sera source de difficultés liées à la chaîne de commandement et affaiblira le niveau départemental et la capacité à rendre le service au public.
Quant à la mise en place des DRDJSCS, les travaux conduits manquent cruellement de concertation avec les organisations syndicales.
Suite à ce comité technique, la direction des services administratifs et financiers du Premier ministre adresse, aux représentants des personnels du comité technique des DDI, la circulaire du Premier ministre du 28 juin 2016 pour l’application du décret du 7 mai 2015 portant charte de la déconcentration pour ce qui concerne le point 8 relatif aux mutualisations de fonctionnement.
Elle précise que s’agissant du bilan des primes de restructuration de services versées par le MEEM et le MAAF, les éléments fournis oralement lors du CT seront communiqués dans les meilleurs délais.
Source UNSA Fonction Publique
Formation Professionnelle au MEEM : quoi de neuf ?
La Commission Ministérielle pour la Formation Professionnelle (CMFP) du 29 juin 2016 a été l’occasion d’évoquer, entre autres, l’évolution récente du « compte personnel d’activité », regroupant tous les droits sociaux d’un agent dans un même dossier, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2017. La disparition du Droit Individuel de Formation (DIF) est confirmée : il sera remplacé par le Congé Personnel de Formation avec une indemnisation réévaluée à 100% (au lieu de 85%) et une augmentation de 5 jours.
L’UNSA a constaté, par ailleurs, que le chantier important des Plans Régionaux de Développement des Compétences (PRDC) a pris un certain retard dans les zones de gouvernance directement touchées par la réforme territoriale, ce que ne nie pas l’administration.
L’administration met en avant le nouveau mode d’organisation interne du CMVRH (CVRH « référents » et « associés », suite à la baisse des effectifs). Cet outil structurant favoriserait les contacts entre les CVRH et permettrait de mieux répondre à la demande locale grâce aux groupes de production nationaux thématiques.
Ce chantier est néanmoins diversement critiqué par les organisations syndicales. L’UNSA, pour sa part, observe et attend de voir, mais la pression sur les moyens du CMVRH n’est évidemment pas étrangère à cette réorganisation.
Les organisations syndicales ont largement commenté le programme de formation au management à distance, y compris vers les cadres de second niveau, qui devrait faire l’objet d’un volet à part entière de ce plan. L’UNSA est favorable à tous les outils qui permettent aux agents, notamment dans le contexte de la réforme territoriale, de trouver des solutions de travail satisfaisantes. Le management à distance, comme le télétravail, en font partie. Mais l’UNSA insiste aussi sur la nécessité d’une véritable stratégie de formation, incluant la formation au « management de proximité » afin d’éviter un accroissement des risques psycho-sociaux. En effet, même si, dans le cadre de la réforme territoriale, la formation au management à distance est souhaitable, il faut reformer le « lien » de management à distance ou pas !
La Commission a également abordé le bilan ministériel de formation. L’UNSA, après avoir félicité les personnels qui s’y sont consacrés pour la qualité du travail de bilan, s’est interrogée sur la capacité du MEEM à offrir, au vivier des formateurs internes, une véritable reconnaissance, passant par la valorisation de cette mission dans leur parcours professionnel individuel. Elle a souligné le risque d’usure de la motivation des formateurs internes, restant soumis par ailleurs à des contraintes de service de plus en plus lourdes. Les formateurs internes ne doivent pas être uniquement des variables d’ajustement de la baisse des budgets, du recours moindre aux formateurs externes et de l’insuffisance de moyens alloués à la Préparation aux Examens et Concours (PEC).
Même si les moyens financiers ont effectivement baissé, l’administration estime que les ambitions et les moyens pour la PEC sont en adéquation, que les besoins ont été multipliés suite au passage au NES et au plan de requalification en cours, mais qu’ils ont été bien évalués. Elle souligne le développement de la formation à distance et indique qu’il n’y a pas de restriction sur le recours à des formateurs externes.
Enfin, le dispositif de Classe Préparatoire Intégrée (CPI), institué au concours externe de TSPDD depuis 2 ans ayant obtenu de très bons résultats, va être mis en place au concours externe de SACDD à l’ENTE de Valenciennes à compter de 2017.
Comité technique ministériel du 30 juin 2016
En introduction, le Secrétaire Général, Francis ROL-TANGUY annonce sa dénomination.
Suite à cette déclaration, l'UNSA réagit : « même si nous n'étions pas toujours en accord, nous partageons des valeurs, particulièrement l’attachement à notre grand ministère. Nous reconnaissons aussi l'effort de transparence, notamment sur le dossier GA Paie ».
L’UNSA lit ensuite sa déclaration préalable.
Les éléments apportés par l'administration :
- RIFSEEP : toujours pas d'arbitrage sur la demande de dérogation de certains corps (réunion interministérielle prévue le 6 juillet, à suivre ...) ;
- Plan de requalification : rien de nouveau mais cela devrait aboutir avant le 15 juillet en espérant que l'esprit de ce plan sera respecté ;
- Effectifs : l'évolution des effectifs relève du projet de loi de finances 2017 qui devrait bientôt être connu, pour le reste, compte tenu de la triennalité des projets, c'est à l'automne 2017 que seront connus les orientations 2017-2020 ;
- Aviation civile : le protocole avance ;
- Protocole de l'Agence Française de la Biodiversité (AFB) : les récents engagements du Président, du Premier Ministre et du Ministre de l'environnement, lors de la conférence environnementale sur les moyens de la future agence, permettent enfin de proposer un protocole à la signature des organisations syndicales ;
- Comme suite à leur demande intersyndicale les membres de la CAP des attachés seront reçus prochainement ;
- Chercheurs du développement durable (CR et DR) : des négociations spécifiques seront ouvertes à l'automne compte tenu de leur régime indemnitaire et du fait qu'ils ne sont pas soumis à un entretien professionnel ;
- Personnels d'exploitation : des discussions sont en cours avec le budget afin de maintenir les effectifs dans le cadre du PLF 2017 et sur la bonification de service actif (à défaut d'obtenir cette bonification, un aménagement de l'âge de la décote pour partir en retraite serait proposé) ;
- Télétravail : sur le point 2 de ce comité, le secrétaire général a bien reçu les demandes de passage du projet de texte en préalable au CHSCTM, mais a décidé de le maintenir à l'ordre du jour afin que sa mise en œuvre puisse intervenir au plus tôt (aucune obligation juridique n'imposant cet examen préalable en CHSCTM).
Point 1 : encore des restructurations
Deux nouvelles restructurations vont s'ajouter à la longue liste des opérations ouvrant droit au versement de la prime de restructuration de service et à l'allocation d'aide à la mobilité du conjoint :
- Regroupement dès juillet 2016 à Paris des sites de Nanterre et de Bobigny du département informatique du centre support régional de la DRIEA.
- Fermeture le 1er juillet 2016 de l'implantation territoriale de Corbeil Essonne de la DDT 91 et transfert des 4 agents effectuant des contrôles de transport terrestre à VILLABE (91).
Comme pour les autres opérations de restructurations, l'UNSA rappelle son opposition à ces mouvements incessants mais s'abstient pour ne pas pénaliser les agents éligibles à ces mesures d'accompagnement financier.
VOTE :
CONTRE : FO
ABSTENTION : CGT, FSU, UNSA, CFDT et Solidaires
Point 2 : projet d'arrêté portant application du décret relatif aux conditions et modalité de mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique
Malgré le vote d'une demande de report de ce point après la réunion du CHSCTM (vote pour : UNSA, CGT, FSU, CFDT et Solidaires, non participation au vote : FO), l'administration a maintenu l'ordre du jour.
Le fait de présenter en premier lieu ce projet au CTM, le rendant ainsi définitif, a comme conséquence de se priver de l'avis du CHSCTM.
L’'UNSA, depuis toujours force de proposition sur ce dossier, a constaté que plusieurs des propositions présentées en réunion bilatérale avaient été retenues, notamment : temps partiel, extension du périmètre aux établissements publics, notions d’activités plutôt que de fonctions, renversement du critère des activités : la notion inéligibilité remplaçant celle d’éligible et rendant par défaut toute activité « télétravaillable », suppression du management des critères « inéligibilité », encadrement des délais d’instruction, prise en charge par l’administration du surcoût de la mise aux normes des installations électriques.
Cependant, et ce malgré le dépôt de 7 amendements, certaines dispositions sont inacceptables :
- les modalités de contrôle à distance par l’administration ne sont pas assez cernées,
- l’administration ne participe pas suffisamment aux surcoûts du télétravail,
- le périmètre du local de télétravail n’est pas suffisamment précis,
- et l’agent devra fournir un certificat de conformité de ses installations électriques ou une attestation sur l’honneur.
Cette dernière disposition est inapplicable, particulièrement sur le point : « attestation sur l’honneur ». Quel agent sera capable de certifier de la conformité de ses installations électriques ?
Quel agent pourrait refuser de le produire sachant que dans ce cas il ne pourra être placé en télétravail ? Enfin, il est clair que juridiquement cette attestation ne saurait dégager les chefs de services de leurs responsabilités !
Le projet d’arrêté présente des points qui posent problème, mais l’UNSA s’est néanmoins prononcée en sa faveur car c’est un texte très attendu par les agents et qui va répondre à un certain nombre de préoccupations. C’est l’acte I, un premier pas qui a le mérite d’exister.
L’UNSA a demandé une revoyure sur ce dossier, dans un an, pour examiner un bilan de sa mise en pratique et éventuellement pour le faire évoluer.
Enfin, l’UNSA se réserve le droit d’examiner, au niveau juridique, la faisabilité de la mise en application de ce texte, et notamment sur la partie « attestation sur l’honneur » dont l'UNSA conteste la validité juridique.
VOTE :
POUR : UNSA
ABSTENTION : CGT, FSU, FO et Solidaires
(la CFDT ayant quitté la réunion au point 2 n’a pas pris part au vote)
2017 : passage à 2 cycles de mobilité confirmé
Le Secrétaire Général du MEEM et du MLHD a acté le passage de 3 à 2 cycles de mobilités annuels en 2017, avec des dates de prise de poste pour les agents au 1er mars et au 1er septembre.
Dans sa lettre du 4 juillet 2016, le Secrétaire Général justifie cette position en arguant des limites du dispositif actuel de 3 cycles. Selon lui, cette réforme, tout en s’inscrivant dans le cadre de l’harmonisation interministérielle et de la simplification des procédures de gestion, n’entrainera aucun recul dans les conditions de gestion et de mobilité pour les agents. De ce fait, le déroulement du 1er cycle 2017 sera identique aux précédents, avec une publication des postes sur Mobilité à partir du 21 juillet et des candidatures à formuler pour début septembre 2016.
La nouvelle procédure entrera véritablement en application pour le cycle de septembre 2017.
L’UNSA, tout en rappelant sa totale opposition à ce dispositif « au rabais » qui se fait au détriment des agents et des services, se montrera très active dans le cadre des groupes de travail « mobilité ».
CIAS : En attente des arbitrages budgétaires pour 2017
Le CIAS du 30 juin comportait deux points à l'ordre du jour :
- l'organisation des SRIAS dans les 7 nouvelles régions,
- l'étude et le suivi du budget 2016 avec les premières perspectives pour le budget 2017.
Pour les SRIAS :
- Pour 2017 et 2018 : les SRIAS des régions fusionnées devraient être composées de 13 titulaires avec 2 suppléants pour chaque titulaire.
Elles seraient coprésidées. - Pour 2019 : l'organisation devrait évoluer avec 1 seul suppléant et des vice-présidents dans 7 régions (Ile de France, Auvergne Rhône Alpes, Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Grand Est, PACA, Hauts de France).
Pour le Budget 2016 :
La prévision des dépenses conduirait à un budget en déficit... à suivre, au regard des dépenses réelles.
On note, d'ores et déjà, une hausse des Chèques Vacances et de l'AIP et un ralentissement de la hausse du CESU.
Pour le budget 2017 :
Les arbitrages ne sont pas rendus. L'UNSA propose une révision des barèmes pour permettre à plus d'agents de bénéficier de l'action sociale interministérielle.
Source UNSA Fonction Publique
RIFSEEP : L’UNSA interpelle le conseiller social de Ségolène ROYAL
L’UNSA développement durable revient vers Nicolas MOURLON, conseiller social de la ministre du MEEM, suite à la rencontre du 15 juin 2016 au cours de laquelle il a été évoqué le dossier RIFSEEP, et notamment le projet de note de gestion ministérielle présentée par les services de la DRH le 7 juin 2016.
Comme l’UNSA l’a indiqué lors de cette rencontre, il ressort des échanges avec les représentants de la DRH un décalage flagrant entre les ambitions affichées, à l’origine de cette énième réforme de l’indemnitaire des agents de la filière administrative (et technique...?) et le manque d’argent pour la financer.
En effet, par la création du RIFSEEP, nos gouvernants affichaient la volonté politique d'opérer une réforme de rationalisation et d’harmonisation interministérielle de l’indemnitaire. Cela suppose, si l’on veut réellement échapper aux mêmes travers que la PFR en termes de mobilité, de fluidité des parcours, d'équité entre agents, etc., de rapprocher autant que faire se peut la note MEEM-MLHD de gestion du RIFSEEP des notes de gestion des ministères au sein desquels des agents partagent nos communautés de travail.
C’est le sens de la revendication forte de l’UNSA en matière de recherche de convergence avec les ministères de l’Agriculture, de l’Intérieur, de l’Éducation Nationale, pour ne citer que ceux-ci dont les notes de gestion sont déjà parues.
Or, force est de constater qu'aujourd'hui le compte n'y est pas, et que les agents du MEEM-MLHD se retrouvent, par le biais de ce projet de note de gestion, bien mal lotis par rapport à leurs collègues d'autres ministères !
L’UNSA continue à déplorer, après l’arrêt inopiné mi 2015 de la concertation engagée avec les organisations syndicales sur un décret de mai 2014, que près de 20 000 agents soient soumis depuis déjà 6 mois à ce nouveau régime, sans publication de la note de gestion, sans notification des groupes de fonctions, sans connaissance des « règles du jeu » lors des mobilités, sans comprendre la place qui sera faite – ou non – à la manière de servir et aux résultats constatés lors de l’entretien professionnel, etc.
L’UNSA est au surplus frustrés par cette concertation particulière qui se fait, ne se fait plus, se refait... Nous voulons que la réunion du 7 juin 2016 ne reste pas isolée alors même que nous n’avons pas eu le temps en séance d’examiner les annexes, que le CIA n’a jamais été discuté, que nombre de points relatifs à l’IFSE restent à éclaircir et/ou à améliorer. L’UNSA attend donc de la part de l'administration la programmation de bilatérales pour mener à son terme la concertation sur le RIFSEEP dans le respect d’un dialogue social de qualité.
La note de gestion qui sera publiée doit constituer, puisque le parti est pris de poser des principes pérennes au-delà de la seule année 2016 contrairement à l’énoncé introductif du projet, un message fort aux personnels concernés par l’application de la réforme. Message fort en termes de solutions positives pour les agents, aussi bien en gestion « linéaire » de leurs parcours qu’en termes de gestion des promotions et changements de fonctions. Il est indispensable que les agents voient la réforme, par le prisme de la note de gestion, comme une possible amélioration de leur situation et non comme un outil de gestion de la pénurie financière dont la plupart des mesures actuelles naviguent entre frilosité, fins de non recevoir ou absence de perspectives. L’administration ne peut, au travers de cette note, accréditer l’idée que le gel indemnitaire succède au gel indiciaire au moment même où le gouvernement accepte doucement de sortir de ce dernier.
Cette réforme ne doit pas laisser telle ou telle catégorie sur le bord du chemin. On ne peut accepter qu’elle reproduise, à titre d’exemple, pour les agents de catégorie C, les travers de la PFR en refusant toute évolution lors du franchissement des différents grades.
Elle doit faire écho à l’ensemble des situations des agents, qu’il s’agisse de la réforme territoriale, de ses contraintes et de ses conséquences sur la typologie des fonctions ou de la situation particulière de telle ou telle frange de la population concernée (cf. par exemple les primes exclues du RIFSEEP, la banalisation de spécificités telles la prime informatique, le sort peu enviable fait aux permanents syndicaux ou la persistance à porter l’expertise au pinacle de la compétence sans vous donner les moyens ni de la mesurer sérieusement, ni de la financer).
Daniel PUIGMAL, secrétaire général de l’UNSA développement durable interpelle, dans un courrier du 30 juin, Monsieur Nicolas MOURLON avec comme pièce jointe le courrier adressé à la directrice des Ressources Humaines le 23 juin 2016, récapitulant l'ensemble des points que l’UNSA souhaite voir modifiés.
Les ministères de l’Environnement et du Logement changent de secrétaire général
Le conseil des ministres qui s’est tenu le 30 juin 2016 a nommé, sur proposition de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, Madame Régine ENGSTRÖM, secrétaire générale, haut fonctionnaire de défense et de sécurité, commissaire aux transports et aux travaux publics et de bâtiment du ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, en charge des relations internationales sur le climat et du ministère du logement et de l’habitat durable, à compter du 11 juillet 2016.
Elle succède à Francis ROL-TANGUY, qui occupait ces fonctions depuis 2014.
Ingénieure générale, diplômée en 1987 de l'Ecole des Ingénieurs de la ville de Paris, Régine ENGSTRÖM, titulaire d'un master de management public de l'Ecole nationale des Ponts et Chaussées, a mené une longue carrière au sein de la ville de Paris :
- 2014 - Directrice Générale d'Eau de Paris.
- 2009 - Directrice des espaces verts et de l'environnement de Paris.
- 2008 - Chef du service technique des bâtiments de proximité (direction patrimoine et architecture/mairie de Paris).
- 2005 - Adjointe au chef du service technique de la propreté de Paris.
- 2003 - Création puis Chef du service ressources et méthodes (Direction des finances/mairie de Paris).
- 1999 - Directrice d'exploitation et des relations avec les communes (SYCTOM : Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de l'agglomération parisienne).
- 1998 - Création puis Directrice Générale Adjointe (RH, finances, exploitation) de la société des services funéraires de la ville de Paris.
- 1997 - Chef du service municipal des pompes funèbres (direction de la logistique, des télécommunications et de l'informatique/mairie de Paris).
- 1993 - Création puis Chef du bureau des études et des analyses financières (direction de la protection de l'environnement/mairie de Paris).
- 1989 - Chef du Centre d'action pour la propreté de Paris.
- 1987 - Responsable contrôle de gestion/qualité (direction de la propreté/mairie de Paris).