UNSA DD

decroisement sr 3Nous nous retrouvons aujourd’hui pour ce troisième Comité de Suivi, dans le même état d’esprit que lors de notre première rencontre, et regrettons que la gouvernance de cette instance de travail ne soit pas en capacité d’entendre intégralement les légitimes demandes de l’UNSA, et s’enferme dans une posture qui n’est pas digne de reconnaissance des partenaires sociaux que nous sommes, ni du dialogue social que l’on souhaite voir porter par le Ministère de l’Intérieur.

Oui, le Ministère de l’Intérieur ! Car c’est bien ce Ministère qui est à la manœuvre depuis le début sur ce dossier, laissant peu, voire pas de place aux autres acteurs, pour une réforme qui nécessite pour l’UNSA un réel travail transversal et réalisé en commun.

Nous avons écouté très attentivement dimanche le discours de notre nouveau Président de la République, chargé de gravité, de respect et de responsabilités.

Nous vous demandons aujourd’hui de vous en inspirer.

Respect : pour les agents concernés par cette réforme et à qui vous devez des comptes sur le temps perdu depuis 2012, qui ne doit pas se traduire par la précipitation.

Respect : envers les Organisations Syndicales que vous convoquez le mardi pour le vendredi, sans même être capable, de fournir les documents de travail.

Respect : par rapport à notre rôle et nos mandats qui, dans le cadre de cette réforme, doit nous permettre un échange avec les agents sur le terrain, avec nos experts, temps que vous nous confisquez avec cette précipitation.

Gravité : car une réforme réussie ne peut se faire contre les agents et les partenaires sociaux.

Responsabilité : car nous considérons que, tant sur le fond que sur la forme, cette réforme manque de responsabilités et risque en l’état, de la façon dont vous voulez la conduire, une perte de compétences, liée au manque de visibilité des agents, qui par sécurité vont faire massivement le choix de ne pas suivre la mission qu’ils portent avec ferveur et détermination depuis des années. Et ce ne sont pas les aménagements mineurs de vos premières propositions qui changeront le processus que vous imposez.

Pour l’UNSA, cette méthode n’est pas un exemple de dialogue social réussi dans la façon dont vous la menez à la hussarde, sans prise en compte des demandes des Organisations Syndicales sans écoute et dans le mépris.

L’UNSA avait saisi le Premier Ministre pour attirer son attention sur tous ces dysfonctionnements.

Nous allons reconduire cette démarche et demander aux nouveaux Ministres de l’Intérieur et de l’Écologie un rendez-vous pour faire entendre nos propositions, pour assurer la réussite du décret de 2012, au bénéfice des missions de sécurité routière et des agents qui les portent.

Si nous sommes présents aujourd’hui, c’est par respect aux agents que nous représentons et pour continuer à défendre leurs intérêts.

Nous serons donc attentifs à vos propositions et en attendons de même de votre part.

Aapprentis 17 18Le plein engagement des ministères dans la mise en œuvre du plan de développement de l’apprentissage a permis d’accroître fortement le nombre d’apprentis accueillis au sein de la Fonction publique de l’Etat. Le nombre de contrats d’apprentissage a ainsi été multiplié par 13 entre la fin de l’année 2014 et la fin de l’année 2016, soit 8290 apprentis à cette date.

L’objectif fixé par François HOLLANDE, Président de la République, lors de la conférence sociale des 7 et 8 juillet 2014 et des assises de l’apprentissage du 19 septembre 2014, d’accueillir 10 000 apprentis au sein de l’Etat perdure pour l’année 2017. Les cibles de recrutement fixées pour chacun des ministères en 2016 demeurent pour 2017, avec l’ambition d’une plus grande mobilisation des établissements publics administratifs de l’Etat.

La loi n°2016-1088 du 8 août 2016 a confirmé l’application du contrat d’apprentissage dans le secteur « public » en en faisant désormais une modalité de recrutement de droit commun et en supprimant le précédent régime expérimental datant de 1992.

La circulaire du 10 mai 2017 a pour objet de lancer la campagne de recrutement d’apprentis au titre de la période 2017/2018. Elle présente également les évolutions apportées au dispositif dans la Fonction publique de l’Etat et les modalités de la mise en œuvre de l’aide financière prévue par le décret n°2017-267 du 28 février 2017 pour certains apprentis.

jeudi, 18 mai 2017 10:16

Bienvenue à nos nouveaux Ministres

hulot borneL'UNSA Développement Durable souhaite la bienvenue à Monsieur Nicolas HULOT, Ministre d'Etat, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire.

Par cette nomination, le président de la République affiche l’importance qu'il accorde à l'environnement dans son action.


Daniel PUIGMAL, secrétaire général de la fédération a demandé une audience au nouveau Ministre d’Etat afin d’évoquer les dossiers d’actualité et aussi l’indispensable reprise d'un véritable dialogue social, gage d'une collaboration constructive au bénéfice  des personnels du Ministère.


L'UNSA développement Durable souhaite également la bienvenue à Monsieur Richard FERRAND, Ministre de la Cohésion des Territoires, qui aura dans son portefeuille le Logement, et  Madame Elisabeth BORNE, nouveau Ministre chargée des transports auprès du ministre d’Etat.


Daniel PUIGMAL souhaite également rencontrer ces deux Ministres et sollicitera un rendez-vous.

cpa2La circulaire  du 10 mai 2017, relative aux modalités de mise en œuvre du compte personnel d’activité dans la Fonction publique, revient sur le compte personnel d’activité (CPA) qui a remplacé le DIF (droit individuel à la formation). Elle entre en vigueur au 1er janvier 2017.

Le CPA comprend un compte personnel de formation (CPF) et un compte d’engagement citoyen (CEC - ce dernier est régi par le décret n°2016-1970 du 28 décembre 2016).

La circulaire précise, en gras dans le texte pour ceux qui voudraient nier ce droit aux agents qu'/que :

  • « aucune ancienneté de service auprès de l’employeur n’est requise pour constituer ou utiliser les droits attachés au CPF » ;
  • le CPF n'est pas là pour vous former sur les fonctions que vous exercez (prise de poste, adaptation, évolution - ces formations sont accessibles par d'autres droits) mais pour vous permettre d’acquérir un diplôme, un titre, un certificat de qualification professionnelle ou de développer des compétences nécessaires à la mise en œuvre de votre projet d’évolution professionnelle (PEP). (reprise des dispositions de l'article 2 du décret n°2017-928 du 6 mai 2017) ;
  • le chef de service devra définir une procédure lisible et précise tant pour les agents concernés que pour les personnes qui interviendront dans le processus de décision.

Arrive alors un problème de taille : la circulaire vient réduire les droits de l'agent tels que protégés par le décret, en imposant au chef de service, quand il instruira une demande de formation dans le cadre du CPF, de donner priorité à l'acquisition d'un socle de connaissances et de compétences fondamentales, à la prévention de l'inaptitude physique, à la préparation de la validation des acquis de l'expérience professionnelle, des concours et examens professionnels.

Autre problème de taille, le PEP : la circulaire précise qu'il peut s’inscrire dans le cadre de la préparation d'une future mobilité, d’une promotion ou d’une reconversion professionnelle, mais rien n'est précisé quant aux modalités de son élaboration.

Tout d'abord, ce dernier, tant sur son fond que sur sa forme, n'est défini par aucun des textes relatifs au CPA. Il y a donc à parier qu'il y aura autant de PEP que de direction...

Ensuite, le décret prévoit un « accompagnement personnalisé » pour élaborer ce PEP, accompagnement qui mute ensuite en simple « conseil », ce qui n'est absolument plus le même niveau d'assistance et d'appui.

Enfin, le conseiller qui doit vous aider n'est pas forcément là... La circulaire prend soin de préciser qu'un plan va être mis en place pour densifier les réseaux existants (conseiller mobilité carrière, conseiller RH, conseiller en évolution professionnelle, conseiller formation) et structurer une offre de « conseil en évolution professionnelle » dans la Fonction publique. Mais quand ?, maintenant que le ministère de la Fonction publique n'existe plus... C'est mal parti.

Et puis allons au bout, pour ceux qui veulent aller dans le privé, c'est plié !

social APlusieurs décrets du 10 mai 2017 constituent la seconde étape de la revalorisation des cadres d’emploi de catégorie B à caractère socio-éducatif de la filière sociale de la Fonction publique de l’Etat, prévue dans le cadre de la mise en œuvre du protocole relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations et à l’avenir de la Fonction publique (PPCR).

 

Le premier, le décret n°2017-1051 concerne les fonctionnaires relevant du corps interministériel des assistants de service social des administrations de l'Etat.

Ce décret, qui entre en vigueur le 1er février 2018, à l'exception de son article 15 qui entre en vigueur le 1er janvier 2020, crée un nouveau corps interministériel d'assistants de service social des administrations de l’Etat, classé en catégorie A, et relevant du ministre chargé des affaires sociales.
Il définit les missions de ce corps et prévoit l'autorité de recrutement et de gestion compétente au sein de chaque périmètre ministériel.

 

Le deuxième, le décret n°2017-1052 concerne les fonctionnaires relevant du corps interministériel des conseillers techniques de service social des administrations de l’Etat.

Ce décret, qui entre en vigueur le 1er février 2018, crée un nouveau corps interministériel de conseillers techniques de service social des administrations de l’Etat, doté de deux grades et classé en catégorie A, relevant du ministre chargé des affaires sociales. Il définit les missions de ce corps et prévoit l'autorité de recrutement et de gestion compétente au sein de chaque périmètre ministériel.

 

Le troisième, le décret n°2017-1053 concerne les fonctionnaires appartenant au corps des conseillers techniques de service social des administrations de l'Etat, des conseillers territoriaux socio-éducatifs et des cadres socio-éducatifs de la Fonction publique hospitalière.
Il entre en vigueur le 1er février 2018.

Ce décret crée un statut d'emploi interministériel d'inspecteur technique de l'action sociale des administrations de l'Etat qui comporte six échelons. Il définit la nature et le niveau des fonctions afférents aux emplois d'inspection technique pour l'action sociale. Le nombre d'emplois est fixé par arrêté conjoint du ministre chargé de la Fonction publique, du budget et d'une part, du ministre dont relève les emplois pour les administrations centrales, les services à compétence nationale et les services déconcentrés et, d'autre part, des ministres chargés de la tutelle pour les établissements publics administratifs. Le texte fixe également les conditions d'éligibilité à ces emplois, ouverts aux conseillers techniques de service social des administrations de l'Etat, et aux membres des cadres d'emplois et corps homologues de la fonction publique territoriale et de la Fonction publique hospitalière.

 

D’autre part, le décret n°2017-1050 crée d'une nouvelle structure de carrière des personnels sociaux.

Entrée en vigueur par étapes :

  • les dispositions des titres I et II relatives à la nouvelle structure de carrière des personnels sociaux et les annexes à ce décret entrent en vigueur le 1er février 2018 ;
  • les dispositions du titre III, procédant à la fusion des deux classes du premier grade des corps mentionnés à l'annexe I, entrent en vigueur le 1er janvier 2020.

Les fonctions d'intervenants socio-éducatifs relèvent, à compter du 1er février 2018, de la catégorie A : les corps correspondant à ces fonctions, qui ont vocation à être inscrits à l'annexe I du décret, sont structurés en deux grades, le premier grade étant, lors de la constitution initiale de ces corps, structuré en deux classes. Le décret fixe les modalités de reclassement des agents relevant, au 1er février 2018, d'un corps de catégorie B à caractère socio-éducatif, dans les nouveaux corps de catégorie A.

Les corps d'encadrement et d'expertise à caractère socio-éducatif bénéficient également, à compter du 1er février 2018, d'une rénovation de la structure de carrière. Actuellement structurés en un grade unique, ces corps seront dotés d'un nouveau grade d'avancement.

 

Enfin, le décret n°2017-1055 fixe le nouvel échelonnement indiciaire des corps et emplois communs aux administrations de l’Etat et de ses établissements publics ou afférents à plusieurs corps de fonctionnaires de l'Etat et de ses établissements publics.

A compter du 1er février 2018 ce nouvel échelonnement indiciaire est prévu pour les corps et emplois communs aux administrations de l’Etat et de ses établissements publics ou afférent à plusieurs corps de fonctionnaires de l’Etat et de ses établissements publics. Un rééchelonnement sera fait à compter du 1er janvier 2020.

Le décret procède à la mise en œuvre, au bénéfice des fonctionnaires de l’Etat relevant de corps à caractère socio-éducatif, régis par des dispositions statutaires communes, des mesures prévues par le protocole relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations et à l’avenir de la Fonction publique.

Il fixe ainsi les nouveaux indices de traitement des personnels sociaux accédant à la catégorie A.

promo 2018 pntLa note de gestion du 2 mai 2017 a pour objet la reconnaissance des fonctions de deuxième niveau (ou A+) des agents contractuels à durée indéterminée de catégorie A, le recensement des agents exerçant ces fonctions au titre de l’année 2017 et l’actualisation de la liste correspondante.

La population concernée est :

  • Les agents contractuels de catégorie A sous contrat à durée indéterminée du ministère pris en application de l’article 4 de la loi 84-16 du ll janvier 1984 (CDI article 4).

  • Les agents relevant des quasi-statuts suivants :
    • Règlement intérieur national (RIN) ;
    • Règlement des personnels non titulaires du laboratoire central des ponts et chaussées et des centres d‘études techniques de l‘équipement (CETE) ;
    • Règlement des personnels non titulaires employés au service d'études techniques des routes et autoroutes (SETRA) ;
    • Personnels contractuels techniques et administratifs du ministère de l'équipement et du logement chargés d'études de haut niveau au service des affaires économiques et internationales et au service d'études techniques des routes et autoroutes (HN68) ;
    • Agents contractuels d’études d’urbanisme (DAFU).
  • Les autres agents de catégorie A recrutés sur des contrats sui generis.

Les agents sous contrat à durée déterminée (CDD) ne sont pas concernés.

A noter qu'il n‘y a plus d'agents contractuels régis par le règlement de la direction régionale de l’équipement d'IIe de France. De même, il n’y a plus d'agents DAFU relevant de la circulaire du 12 juin 1969. Les 4 agents relevant du décret n°78—1305 du 29 décembre 1978 et le dernier agent relevant du décret n°464507 du 18 juin 1946 ayant atteint le sommet de leur grade, il n'y a pas de promotion possible.

fp dispoLe décret n°2017-929 du 9 mai 2017 précise les conditions qu’un fonctionnaire de l’Etat qui a signé un engagement de servir doit avoir remplies avant de pouvoir demander une disponibilité pour exercer une activité dans le secteur privé.

Pour l’UNSA Fonction Publique, il est normal qu’un jeune fonctionnaire ayant bénéficié d’une formation rémunérée soit dans l’obligation d’exercer son métier au service de l’Etat.

Le décret conditionne pour le fonctionnaire qui s’est engagé à servir l’Etat pendant une durée minimale l’octroi d’une disponibilité :

  • pour convenances personnelles afin d’exercer une activité dans le secteur privé ;
  • pour créer ou reprendre une entreprise.

Ce fonctionnaire devra accomplir préalable­ment quatre ans de services effectifs depuis sa titularisation.

Après les 4 ans, lorsque l’engagement de servir n’a pas été intégralement réalisé, la durée de la disponibilité pour convenances personnelles ou pour exercer des activités dans le secteur privé concurrentiel, est fixée à trois ans. Elle est renouvelable une fois pour une durée d’un an.

Le bénéfice d’une nouvelle disponibilité de ce type est subordonné à l’accomplissement de l’intégralité de la période d’engagement de servir.

Ces dispositions s’appliqueront aux fonctionnaires titularisés à compter du 1er janvier 2018.

L’UNSA Fonction Publique a approuvé ce projet lorsqu’il a été présenté au CSFPE. En effet, ce sont les fonctionnaires rémunérés durant leur formation qui vont être très majoritairement concernés.

En contre partie, pour l’UNSA, il est normal de devoir servir l’Etat pendant une période incompressible quels que soient les choix personnels de réorientation des fonctionnaires concernés.

 

Source UNSA Fonction Publique

chsct 2017 05La séance est présidée par Serge DUVAL, Directeur des Services Administratifs et Financiers du Premier Ministre (DSAF).

L'UNSA fait lecture de sa déclaration liminaire.

Le DSAF apporte des éléments de réponse aux interrogations des organisations syndicales :

  • Concernant le baromètre social, ce point sera à l'ordre du jour du prochain CHSCT des DDI, le 4 juillet. M. DUVAL nous annonce que 10 000 réponses ont été obtenues. Ce taux est relativement faible pour ce type d'enquête. Toutefois, la DSAF nous informe que ces réponses sont relativement homogènes sur l'ensemble des réseaux.

  • Sur le télétravail, le DSAF reconnaît qu'il faut tirer rapidement le bilan des premiers mois de la mise en place dans les DDI. Le DSAF précise que les textes qui s’appliquent sont ceux du SGG. Il n'y a pas lieu d’appliquer en DDI les instructions télétravail des ministères. Il nous informe qu'une réunion des SG des DDI a eu lieu et que celle-ci a été l'occasion de faire le point et d'échanger sur le télétravail.

  • Comme le demande l'UNSA, le DSAF accepte le principe d'une réunion de travail sur ce sujet rapidement, incluant la situation spécifique des DRDJSCS.
    Sur les comités médicaux et de réforme comme sur l'accessibilité numérique des postes de travail pour les agents handicapés, ces sujets pointés par l'UNSA pourront être inclus dans la feuille de route du CHSCT. Le DSAF nous informe toutefois qu'il souhaite clore les dossiers en cours avant d’en ouvrir d’autres, surtout si ces derniers sont complexes.

Pour conclure sa réponse, le DSAF réitère que le CHSCT des DDI est une instance importante qui élabore des textes et une instance de dialogue. Monsieur DUVAL souhaite continuer à travailler dans ce sens en 2017.

La circulaire relative à la protection des agents des DDI exerçant des missions de contrôle ou en relation avec le public déjà concertée et qui devait être soumise au vote des organisations syndicales n’a pu être validée lors de cette réunion. L’UNSA a fait plusieurs nouvelles propositions d’amélioration au regard de ce sujet d'actualité dont l'appropriation par les différents acteurs est en constante évolution.

En premier lieu, l'UNSA a rappelé qu'un guide a été réalisé par la DGAFP « Guide de prévention et de traitement des situations de violence et de harcèlement dans la fonction publique ». Celui-ci développe en détail le sujet de la circulaire. Aussi, l'UNSA considère qu'il doit être cité dans la circulaire, en incitant à le consulter et à le diffuser. L'UNSA propose de faire référence à ce guide en créant une annexe supplémentaire ou en le nommant clairement dans le corps de la circulaire.

En second lieu, l’UNSA considère que l'absence dans cette circulaire de l’aspect analyse, investigation, plan d’actions pose problème. Quid de tout ce qui concerne les compétences du CHSCT local sur ces sujets et l'examen de leurs conséquences ?
Pour l'UNSA, un paragraphe de la circulaire dédié au rôle du CHSCT est indispensable.

Les différentes remarques de fond et de forme de l’UNSA seront reprises dans le projet de texte qui sera dès lors présenté au CHSCT des DDI du 4 juillet prochain.

Suites du rapport d'évaluation du dialogue social et de la prévention des risques psychosociaux dans les DDI

Différentes actions sont préconisées dans le rapport. Le DSAF annonce la mise en place d’un groupe de travail en juin 2017 pour approfondir les préconisations du rapport.
Les premiers thèmes retenus : amélioration des processus opérationnels et recommandations sur la mise en place de chartes de dialogue social local.

Par ailleurs, une mission interministérielle portant sur l'encadrement en DDI est actuellement en cours.

Dans ce cadre de la prévention des RPS, l'UNSA interpelle la DSAF sur les problèmes occasionnés par la mise en place du site Alim’Confiance par le MAAF et la DGCCRF, notamment la dégradation des conditions de travail du fait des incohérences entre le process prévu par Alim’Confiance et le travail des agents.
Il est important d'alerter le CHSCT des DDI sur ce point, les agents sont en désarroi, en souffrance, subissent la pression des professionnels et ressentent « un conflit de valeurs ».

Le DSAF considère que ce sujet méritait d'être évoqué même s'il s'agit des processus métiers plutôt que des mesures transverses au CHSCT des DDI. Il demande aux ministères présents de se saisir de ce sujet et nous informe qu'il suivra celui-ci.

Suites du rapport d'évaluation sur l'harmonisation de l'action sociale de proximité et effectivité de la médecine de prévention dans les services de l'Etat placés sous l'autorité des préfets

Sur la restauration collective, le DSAF a écarté l’idée de faire évoluer la PIM (prime interministérielle) du fait de l’éloignement de l’objectif car celle-ci touche des agents autres que ceux des DDI. Il a aussi décidé d’écarter l’alignement des prix des restaurants administratifs et a écarté du champ de travail les restaurants d’entreprise.

Le choix a été de travailler sur l'harmonisation des subventions versées aux agents. Le DSAF a donc décidé de mener une expérimentation sur une région dès cette année, a priori la Normandie (région fusionnée et motivée) et souhaite parvenir à une mise en place à compter du 1er septembre. Le dispositif visé pourra être étendu à l’ensemble des régions en théorie en 2018, sous réserve du déblocage des crédits. La question de l’élargissement aux DR et aux préfectures sera étudiée en fonction des choix budgétaires du prochain gouvernement.

Sur la médecine de prévention, il existe une feuille de route, définie par la Ministre de la Fonction publique, qui reprend les conclusions de 2014. La question est de savoir comment conforter les réseaux de médecine de prévention. Plusieurs scénarios sont proposés. Le but est de ne pas affaiblir les réseaux qui fonctionnent correctement (MI, MEEM, MINEFI). Il faut dynamiser voire partager certaines choses. Le problème est de trouver des médecins de prévention, la question est aussi de s'interroger sur les moyens mis en place. L'idée est d'expérimenter et de travailler sur deux régions (Normandie et Occitanie) en 2017 pour évaluer concrètement sur le terrain les difficultés et trouver des solutions pour renforcer les réseaux en difficulté. Les PFRH seront sollicitées en liaison avec les préfectures. Le but n'est pas de retirer la responsabilité des ministères.

L'UNSA est satisfaite de ces annonces qui répondent aux nombreuses interpellations du SGG qu'elle a portées sur ces deux sujets. Après l'annonce par la ministre de la Fonction publique du relèvement du seuil indiciaire permettant l'octroi de la prestation repas, obtenu par l'UNSA, celle de l'expérimentation de l'harmonisation par le haut de cette prestation est un pas en avant supplémentaire vers plus d'équité au bénéfice des agents affectés en DDI. Rappelons que cette décision résulte des préconisations d'un rapport diligenté par le SGG suite aux demandes de l'UNSA au CT et CHSCT des DDI.

Bilan de l'expertise des services de l'économie agricole (MAAF)

L'UNSA déplore que ce point propre au MAAF soit abordé dans cette instance avant que les préconisations du rapport ORSEU aient été discutées au niveau ministériel avec les organisations syndicales représentatives.

Le MAAF indique qu’aujourd’hui il ne sera question que de présenter où en est la procédure.

Les difficultés propres à ces services ont été soulevées dans les différentes instances du MAAF, surtout en 2016. Le problème a été signalé par les directeurs, les chefs de service et les IGAPS. Un plan accompagnement des SEA a été mis en place en 2016. Le CHSCT-M du MAAF a demandé une expertise sur ce sujet fin juin 2016.

Une réunion se tient le 11 mai au MAAF pour examiner les différentes recommandations. Le but est d'améliorer les conditions de travail à court puis à long terme.

Le DSAF souhaite que les instances des DDI fonctionnent et soient informées du suivi du dossier mais il est normal que le travail se fasse d’abord dans les instances ministérielles.

Gestion maintenance et entretien du parc automobile des DDI

Ce point d'information est inscrit à l'ordre du jour à la demande de l'UNSA.

Le DSAF indique que la gestion des parcs automobiles des DDI peut être mutualisée, ce qui permettrait une meilleure prestation de service.
Sur la problématique des pneus hiver, les services ont un plafond d’achat sur le prix du véhicule qui ne peut pas inclure l’achat des pneus hiver. Néanmoins les DDI ont la possibilité d’acheter des pneus hiver : il s'agit d'une décision à prendre localement.

Sur le sujet péage + parking qui pose des difficultés au quotidien, le titulaire du marché travaille à l'augmentation du nombre de parkings accessibles. Si cela ne suffit pas, la DSAF envisage des mesures (passation d’un marché national ou passation de marché locaux) pour pallier ce problème.

Conclusion de l'UNSA : la teneur de ce premier CHSCT des DDI de 2017 démontre le bien-fondé de la création de cette instance.
Sur l'ensemble des sujets inscrits à l'ordre du jour, l'UNSA a trouvé un écho à ses demandes pour l'amélioration de la santé, de la sécurité et des conditions de travail des agents affectés en DDI.

Une preuve, s'il en fallait encore, du bénéfice de l'exercice d'un dialogue social raisonné et constructif que l'UNSA revendique. 

  1. cpa qr 1Le compte personnel d’activité (CPA), c’est quoi ?
    Depuis le 1er janvier 2017, tout agent public bénéficie d’un compte personnel d’activité. Dans le secteur public, le CPA comprend le compte personnel de formation (CPF) et le compte personnel d’engagement (CEC). Vous pouvez dès maintenant ouvrir votre compte et accéder à des services en ligne sur le portail moncompteactivite.gouv.fr.

  2. Le compte personnel de formation (CPF), c’est quoi ?
    Le CPF vous accompagne dans la construction de votre parcours professionnel. Il s’agit d’un crédit d’heures de formation pris en charge par votre employeur afin de faciliter la mise en œuvre de votre projet d’évolution professionnelle. Ce projet peut s’inscrire dans le cadre d’une mobilité, d’une promotion ou d’une reconversion professionnelle, y compris vers le secteur privé.

  3. Quels sont les agents concernés ?
    Le CPF concerne l’ensemble des agents publics, aussi bien les agents titulaires que les agents contractuels à contrat à durée indéterminée ou déterminée quelle que soit la durée de leur contrat, sans que soit exigée une durée minimale d’exercice des fonctions.

  4. Quels sont les droits que j’acquière au titre du CPF ?
    L’alimentation du CPF s’effectue au prorata du temps de travail. Si vous êtes à temps plein, vous acquérez 24 heures de droits à la formation par an jusqu’à l’acquisition de 120 heures, puis 12 heures par an jusqu’à l’acquisition de 150 heures. Si vous êtes à temps partiel, vous acquérez les mêmes droits qu’une personne à temps plein. Pour les agents à temps incomplet ou non complet, l’alimentation des droits est proratisée en fonction de la durée de travail.
    L’inscription des heures de formation sur le CPF se fait annuellement et automatiquement, à la fin du premier trimestre suivant l’année pendant laquelle vous avez acquis des droits.

  5. Quelles sont les formations dont je peux bénéficier avec mon CPF ?
    En fonction de votre projet professionnel, vous pouvez accéder à un large éventail de formations. Ces formations ont pour objectif d’acquérir ou de développer des compétences qui sont en rapport avec votre projet d’évolution professionnelle, ce qui rend éligibles au CPF les formations inscrites aux plans de formation des employeurs publics comme celles proposées par des organismes privés, ainsi que l’ensemble des formations diplômantes ou certifiantes inscrites au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

  6. Comment puis-je solliciter l’utilisation de mon CPF ?
    Le CPF est un droit nouveau qui vous est offert pour mettre en œuvre votre projet professionnel. Il vous appartient de solliciter votre employeur pour pouvoir en bénéficier. L’accord de ce dernier est nécessairement requis, notamment sur le financement et le calendrier de la formation demandée.

  7. Comment puis-je me tenir informé(e) de l’état de mon compte ?
    Vous pouvez dès aujourd’hui solliciter votre référent RH. Vous pourrez visualiser vos droits acquis à partir de 2018 sur le portail moncompteactivite.gouv.fr. Vous pouvez déjà ouvrir votre compte et accéder à des services en ligne.

  8. Les heures acquises au titre du DIF sont-elles conservées avec la mise en place du CPF ?
    Oui. Les droits acquis au 31 décembre 2016 au titre du droit individuel à la formation deviennent des droits relevant du CPF au 1er janvier 2017.
    Vous pouvez les utiliser dès 2017 dans le cadre de ce nouveau dispositif.
    Si vous bénéficiez du plafond de 120 heures de DIF, l’alimentation de votre compte sera de 12 heures par an jusqu’à l’acquisition de 150 heures.

  9. Puis-je bénéficier d’un accompagnement pour l’utilisation de mon CPF ?
    Oui. Vous pouvez bénéficier d’un accompagnement personnalisé pour vous aider à définir et à construire votre projet d’évolution professionnelle. Cet accompagnement peut notamment être effectué par le conseiller formation ou le conseiller mobilité carrière de votre organisme.

  10. Que se passe-t-il si la durée de la formation excède le nombre d’heures acquises sur mon CPF ?
    Il est possible de consommer des droits par anticipation.
    Vous pouvez aussi demander à être placé(e) en congé de formation professionnelle après avoir consommé vos droits acquis au titre du CPF. Il est également possible de solliciter le bénéfice de vos droits CPF au terme du congé de formation professionnelle.

  11. Puis-je utiliser mon CPF avec les autres dispositifs de la formation professionnelle ?
    Oui. Le CPF s’articule avec l’ensemble des autres dispositifs de la formation professionnelle tout au long de la vie. Il peut notamment être utilisé en complément des congés pour bilan de compétences et pour validation des acquis de l’expérience (24 heures chacun) afin de disposer d’un temps de préparation et d’accompagnement supplémentaire.

  12. Le CPF permet-il l’acquisition de droits majorés pour les agents les moins qualifiés ?
    Oui. Si vous occupez un emploi de catégorie C et que vous n’êtes titulaire d’aucun diplôme (le brevet des collèges n’est pas considéré comme un diplôme de niveau V, contrairement au CAP et BEP), votre compte est alimenté à hauteur de quarante-huit heures par an maximum et le plafond est porté à quatre cent heures et non cent- cinquante heures.
    Vous pouvez dans ce cadre bénéficier de formations qui relèvent du socle de connaissances et de compétences professionnelles tel que défini par le décret n°2015-172 du 13 février 2015. L’objectif de ce socle est de permettre à toute personne d’acquérir et de faire valider les connaissances et compétences nécessaires à l’exercice d’une activité professionnelle.
    Il est demandé aux administrations de ne pas s’opposer à une demande de formation qui relève de ce socle de connaissances et compétences. Le cas échéant, le bénéfice de cette formation peut être reporté dans l’année qui suit votre demande. Vous pouvez notamment demander à bénéficier du certificat « Cléa » créé par le COPANEF, unique et commun à tous les secteurs, et qui est l’expression concrète et opérationnelle de ce socle (www.certificat-clea.fr).

  13. Le CPF permet l’acquisition de droits supplémentaires dans certaines situations ?
    Vous pouvez bénéficier d’un crédit d’heures supplémentaires, dans la limite de 150 heures, lorsque votre projet d’évolution professionnelle vise à prévenir une situation d’inaptitude aux fonctions que vous exercez. La procédure sera prochainement définie par un texte réglementaire.

  14. En cas de mobilité, puis-je utiliser les heures acquises auprès de mon nouvel employeur ?
    Oui. Les heures acquises sont conservées tout au long de votre parcours professionnel et mobilisables auprès de tout employeur public ou privé. 

  15. Le compte d’engagement citoyen, c’est quoi ?
    Le CEC vous permet d’obtenir des droits à formation supplémentaires en reconnaissance des activités bénévoles et de volontariat que vous exercez.
    Ces activités sont le service civique, la réserve militaire opérationnelle, le volontariat de la réserve civile de la po- lice nationale, la réserve civique, la réserve sanitaire, l’activité de maître d’apprentissage, les activités de bénévolat associatif, et le volontariat dans les corps de sapeurs-pompiers.
    Le CEC permet d’acquérir 20 heures par an et par activité, dans la limite de 60 heures. Une durée minimale par activité est nécessaire à l’acquisition de ces droits.
    La création de ce compte prend effet au 1er janvier 2017. Les droits acquis au titre de l’année 2017 pourront être utilisés à compter de 2018.

  16. Puis-je solliciter mes droits CEC pour la mise en oeuvre de mon projet professionnel ?
    Oui. Vous pouvez utiliser vos droits acquis au titre du CEC afin de bénéficier d’une formation nécessaire à la mise en œuvre de votre projet d’évolution professionnelle, en complément des droits que vous avez acquis au titre du CPF. Les heures acquises au titre du CEC sont utilisées après l’utilisation de tous les droits acquis au titre du CPF.
    Vous pouvez également utiliser ces droits pour améliorer les compétences nécessaires à l’exercice de votre engagement.


Le décret n°2017-928 du 6 mai 2017 relatif à la mise en œuvre du compte personnel d’activité dans la Fonction publique et à la formation professionnelle tout au long de la vie est paru au journal officiel et prend effet la 11 mai 2017.

decroisement srL'UNSA Développement Durable réagit vivement à la convocation de la DRH à un 3ème comité de suivi « décroisement sécurité routière » le 12 mai 2017.

Pourquoi ?

Convoquer les organisations syndicales 3 jours avant la réunion et sans transmettre dans le même temps les documents de travail est irrespectueux ! Comment échanger de façon sérieuse avec les personnels concernés et mettre en place une délégation pour cette réunion en si peu de temps !?

Par ailleurs, l'UNSA considère qu'il serait plus judicieux d'attendre que le nouveau gouvernement soit nommé, afin de poursuivre la démarche, déjà très mal engagée, autrement que dans la précipitation !

Pour toutes ces raisons, l'UNSA Développement Durable demande le report de cette réunion et ne participera pas à cette mascarade du 12 mai 2017 !

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