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Formation professionnelleLa commission ministérielle pour la formation professionnelle (CMFP) s’est réunie le 22 septembre 2026. Étaient à l’ordre du jour : la présentation du bilan ministériel de la formation pour l’année 2025 et la stratégie du numérique en formation.

 

« Formez-vous ailleurs, par vos propres moyens et surtout sur votre temps libre », tel pourrait être le résumé de tous les textes relatifs à la formation et publiés par nos ministères.

Le projet de Bilan de la formation 2025 n’échappe pas à la règle et assume le transfert de charge vers les formations Mentor et les agents.

Le projet de Stratégie de développement du numérique en formation 2026-2029 précise que c’est par pure économie financière, sans aucun état des lieux préalable, que nos ministères proposent cette stratégie d’ailleurs sans moyens.

Les lignes directrices de gestion relatives aux parcours professionnels et aux promotions de nos ministères, caduques, n’étaient pas ambitieuses, ce que le bilan de la formation 2025 confirme : « rien + rien = débrouillez-vous », soyez « autonome », « proactif », « responsable » de vos formations et parcours professionnels.

Un concept que les agents ont intégré, comme le démontre le bilan précité : moins de formations internes disponibles, accessibles et valorisées → moins de formateurs, moins de stagiaires → un report (contraint) vers des formations externes, ce qui amplifie une inégalité de traitement entre les agents en fonction de leur catégorie d’appartenance.

 

Voyons plus en détail le projet de bilan de la formation dans nos ministères en 2025, présenté à la Commission Ministérielle de la Formation Professionnelle réunie le 22 septembre 2026 (sauf pour les « formations relatives aux travailleurs en situation de handicap », car les données présentées n’ont pas été actualisées et sont celles de 2024).

- Chute continue des moyens en personnel dédiés à la formation : 256 agents alors qu’ils étaient 310 l’an dernier.

- Densification fictive des formateurs internes occasionnels : 1 522 en 2025, mais moins d’agent de catégorie C et d’OPA, près d’1 formateur sur 2 est de catégorie A, aucune action entreprise pour valoriser leur engagement.

- Chute des moyens budgétaires :

  • baisse inexpliquée de :
    • 25 % des frais d’indemnisation des formateurs internes et des membres de jurys
    • 8.5 % des crédits aux directions d’administration centrale (seuls les budgets de la DGPR et du CGDD continuent d’augmenter respectivement + 9,3 % et + 18,8 %)
  • 53 491 260 € de subventions allouées aux écoles.

- Vers la fin des formations internes

  • moins de formations (- 19 % de journées de formation)
  • moins d’agents formés (-15 %) : avec une chute du nombre d’hommes de catégorie C, une diminution généralisée du nombre d’agents de catégorie B, une plus faible diminution du nombre d’agents de catégorie A.
  • un taux d’accès à la formation qui laisse 1 agent sur 2 sur le carreau : un petit mieux pour les OPA, une stabilité pour les A mais une diminution pour les B et les C.

Détails apportés sur les formations :

- chute des formations statutaires :

  • Chute de 60 % du nombre de SACDD-AG entre les sessions 22-23 et 25-26 (passant de 125 à 45 élèves)
  • Diminution du nombre de journées stagiaire pour les TSPDD TG et EEI et les SACDD-AG, justifiée par l’administration par le passage à l’alternance pour tous les TSPDD sur la session 2024-2025 et la baisse du nombre de stagiaires TSPDD et SACDD sur la session 2025-2026.

- décrochage dans les formations continues :

  • dans les écoles : ENTPE : nombre de journées stagiaire multipliées par 4 ; ENAC et GEODATA PARIS : stables ; ESP Mer : presque divisées par 2.
  • par catégories : 1 000 stagiaires A+ en moins, contre-balancés par 1 000 stagiaires A en plus, un chiffre stable pour les B et les C, et un nombre de stagiaires OPA qui a presque doublé.
  • par types de formation :
    • Le nombre de stagiaires dans les formations « transversales » (« parcours d’apprentissage qui vise à développer ou acquérir une seule ou plusieurs compétences utiles à différents secteurs d’activité ») chute et passe à 19 633 (22 035 en 2024). Le nombre de stagiaires pour la formation « management » passe à 1 520 stagiaires contre 2 477 en 2024.
    • Le nombre de stagiaires dans les formations « métiers » (« formation visant des secteurs précis afin d’acquérir, de développer ou de maintenir une compétence ciblée sur un domaine exclusif porteur des politiques publiques ») augmente et passe à 18 334 (16 205 en 2024). Le nombre de stagiaires pour les formations BOP 135 et 109 (Urba/Habitat-Logement) fait plus que doubler, passant à 3 284 stagiaires (1 419 en 2024).

- La préparation aux examens et concours (PEC) s’invisibilise : en moyenne, 30 % des agents ayant reçu une formation PEC l’ont suivi à distance, ailleurs.

- La plateforme Mentor compte 27 981 agents des ministères et des 53 établissements publics (EP) sous tutelle ayant conventionné avec la plateforme.

  • 11 312 agents d’entre eux se sont formés en 2025.
  • Les formations les plus suivies portent sur la laïcité, le handicap, les violences sexistes et sexuelles, le harcèlement, l’égalité et la santé mentale.

- Le Compte Personnel de Formation est détourné de son objet et manque de financement

  • Le CPF sert majoritairement pour :
    • une PEC (69 cas),
    • une reconversion vers le privé (33 cas),
    • obtenir un diplôme, titre ou certificat de qualification (29 cas).
  • Les refus sont en grande majorité tirés :
    • du défaut d’éligibilité (23 cas sur les 42 refus déclarés),
    • de la « nécessité de service » (7 cas (4A et 3B))
    • d’une sous-estimation des crédits nécessaires (6 cas en 2025), une tendance qui s’accélère (crédits alloués : 122 335 € en 2025, 172 144 € en 2024 et 172 780 € en 2023)

- Le Congé de Formation Professionnelles (CFP) » : 21 demandes accordées, à 62 % demandé par des femmes, majoritairement par des B

- Le Bilan de compétences : 8 accordés, à 75 % demandé par des femmes ; apparition des C (3 demandes) et disparition des OPA.

- Le Bilan de carrière : aucun chiffre en 2025 (176 en 2024)

- Le Congé de transition professionnelle : 3 (comme en 2024)

- Le Congé pour Validation des Acquis de l’Expérience : 2 (6 en 2024)

- La Période de professionnalisation : 7 (11 en 2024)

 

Pour l'UNSA, l’administration doit cesser de faire de l’affichage et se saisir pleinement de l’avenir de ses agents.

Son absence d’intérêt pour la mise en place et le suivi de formations ministérielles adaptées, accessibles à tous et reconnues, dégrade nos conditions de travail et les capacités de nos ministères à faire face aux enjeux qui les concernent.

 

Pièces jointes :

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InflationLa rentrée de septembre s'ouvre sous le signe d'une vive pression inflationniste. Le gel du point d’indice pour 2027 est intolérable. Ce choix politique mène droit dans le mur, en diminuant une nouvelle fois le pouvoir d'achat de plus de 5,8 millions d’agents publics. 

 

 

Une inflation galopante !

Le prix de l'énergie bondit de 16%, et celui des produits frais de 20%. L’indice des prix à la consommation hors tabac d'août affiche une augmentation de 2.4% sur un an. Entre août 2021 et août 2026, l'inflation cumulée dépasse les 15% !

 

Une réponse salariale au point mort

La valeur du point d’indice de la fonction publique n’a été revalorisé qu’à deux reprises sur cette période : en juillet 2022 (3,5%) et en juillet 2023 (1,5%) soit une augmentation cumulée d'à peine 5%.

Depuis 2023, le décrochage entre la rémunération ds agents publics et le coût de la vie se creuse, et le Premier ministre annonce une quatrième année de gel : intolérable !

 

Un gel de la valeur du point d'indice intolérable 

Le point d’indice est la base du calcul de la rémunération des agents publics. Son gel entraine une stagnation des salaires alors que l’inflation poursuit sa hausse.

 

Le pouvoir d’achat décroche !

 

Un seul exemple : 862 000 agents de catégorie C et B ont une rémunération indiciaire inférieur au SMIC. Pour compenser cet écart, une indemnité différentielle est versée. Si le point d'indice n'est pas revalorisé, pendant près de 20 ans, certains agents ne connaitront aucune hausse de traitement.

 

Le pouvoir d'achat en baisse depuis plus de quinze ans 

Depuis août 2011, année du premier gel de la valeur du point d'indice, l'inflation a atteint + 27,8 %.

Jour après jour, les agents publics subissent l'érosion de leur pouvoir d'achat, pesant directement sur la consommation et le dynamique économique. La baisse du pouvoir d’achat de 6 millions d’agents ne peut qu’entraîner cette baisse de la consommation.

 

Les revendications urgentes de l'UNSA Fonction Publique

L’UNSA Fonction Publique exige en urgence :

  • l'augmentation du point d'indice et son indexation sur l'inflation,
  • l'amélioration et la restructuration des grilles indiciaires, 
  • la revalorisation des primes,
  • la réintroduction de la Garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA)
  • la suppression de la baisse de 10% des salaires des agents en congé de maladie ordinaire.

 

Le 29 septembre, une mobilisation indispensable !

Pour l'UNSA Fonction publique, le gouvernement a fait le choix de ne pas reconnaitre l’engagement  des agents publics. À l’heure des discussions budgétaires, l’UNSA Fonction Publique appelle à une journée de forte mobilisation  des agents publics le 29 septembre. 

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action socialeLors du comité interministériel d'action sociale (CIAS) du 15 septembre, la DGAFP a annoncé une possible réouverture du site d'accès à la prestation d'aide à l'installation des personnels le 6 octobre.

L'UNSA Fonction Publique a insisté pour que cette échéance soit tenue.

 

 

Site internet de l'aide à l'installation des personnels (AIP)

L’AIP permet de prendre en charge une partie des frais d'installation des agents de l'État affectés pour la première fois dans la fonction publique de l'État ou affectés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Son montant plafond est de 700 € ou 1 500 € suivant les situations.

Le site d'accès à la prestation est fermé depuis le 21 mai en raison de défaillances de sécurité : manque de protection des données personnelles. La fermeture devait durer trois mois. Lors du CIAS du 15 septembre, l'administration a annoncé la réouverture du site le 6 octobre, si l'homologation de sécurité est obtenue.

Aucun dossier n'a été traité depuis le 21 mai, ce qui n'est pas sans conséquence auprès des demandeurs. Ce sont de jeunes agents, débutants dans la FPE, pour qui le versement de la prestation est une nécessité financière, particulièrement dans les zones tendues en matière de logement. La DGAFP estime le nombre de dossiers à traiter à 4 500.

L'UNSA Fonction Publique a demandé que, dès la réouverture du site, une communication adaptée soit mise en place et que les dossiers soient traités rapidement et efficacement par le prestataire. Le retard pris ne doit pas pénaliser davantage les agents concernés.

 

Tensions budgétaires 

L'UNSA Fonction Publique s'est inquiétée de l'exécution du budget 2026 de l'action sociale interministérielle (ASI) :

  • Le nombre de bénéficiaires du CESU garde d'enfants 0-6 ans est en baisse : la suppression de la tranche de revenus la plus élevée en est une des causes.
  • Le nombre de plans d'épargne ouverts pour les chèques-vacances est en baisse : le pouvoir d'achat en diminution des agents publics restreint fortement leur capacité d'épargne.
  • Le budget des SRIAS fortement amputé ne permet plus de mener des actions locales.

L'UNSA Fonction Publique a exigé que l’entièreté du budget 2026 de l'ASI soit utilisée au bénéfice des agents. Ses prestations d'action sociale pour la plupart soumises à condition de ressources sont essentielles pour les agents publics de l’État, notamment ceux dont les traitements sont les plus bas.

L’UNSA Fonction Publique est attachée à une action sociale de qualité et de proximité, au service de tous les agents publics. Son budget doit être sanctuarisé et revalorisé régulièrement.

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Assemblée nationaleL’UNSA Développement durable a été auditionnée, dans le cadre de l'examen par l'Assemblée nationale du projet de loi de finances pour 2027, par le député Mickaël Cosson, rapporteur pour avis des programmes 217 « Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables et 380 Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires de la mission Écologie, développement et mobilité durables » le 15 septembre dernier.

 

 

Retrouvez ci-dessous les positions défendues par l’UNSA Développement durable.

 

 

Programme 217 Intervention en table ronde

Programme 217 Intervention en table ronde 2

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Calendrier 2Un décret d'août 2026 précise le principe et les modalités du droit à l’information dont bénéficie l’agent lorsqu’il dispose d’une période de report de ses congés annuels non pris en raison d’un congé pour raison de santé ou d’un congé lié aux responsabilités parentales ou familiales.

 

Ce décret  complète celui du 21 juin 2005, en transposant l'article 7 de la directive européenne de 2023 concernant  certains aspects de l'aménagement du temps de travail.

 

Droit à l'information 

Un agent qui n'a pu prendre son congé annuel en raison d'un congé de santé, d'un congé lié aux responsabilités familiales ou parentales ou en raison des  nécessités du service bénéficie d'une période de report de quinze mois.

 

Dans le mois qui suit la reprise de ses fonctions ou, avant le 31 janvier si l'impossibilité de prendre le congé annuel tient des nécessités de service, l'agent doit être informé par tout moyen conférant une date certaine de réception :

  • du nombre de jours de congé annuel reportés,
  • de la date jusque laquelle ces jours de congé peuvent être pris.

 

Lorsque l'agent n'a pas été en mesure de prendre son congé annuel avant la fin de la relation de travail (retraite, fin de contrat, rupture conventionnelle...), il a droit à une indemnité compensatrice. Maintenant, il doit être également informé du nombre de jours de congé annuel non utilisés ou reportés donnant lieu à indemnisation.

 

Date de départ du report du congé annuel

Lorsque, au 31 décembre, l’agent est en congé pour raison de santé ou en congé pour responsabilité familiale ou parentale depuis au moins un an, le délai de report de 15 mois commence à courir à compter du 31 décembre. Toutefois, ce délai est suspendu à la date de reprise du service et ne recommence à courir qu’à compter de l’information de l’agent par l’administration sur ses droits à congé annuel.

 

L'UNSA Fonction Publique regrette cette transposition tardive, qui aurait pu être effectuée dès 2025. Elle veillera au droit à l'information effective des agents.

En savoir plus : Décret n° 2026-768 du 11 août 2026 relatif à l'information du fonctionnaire sur les modalités de report de jours de congé annuel non pris

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